“Jean a pris la vague de BRICE DE NICE et grand bien lui en a fait : Jean est devenu THE ARTIST en France et au-delà des frontières… Pas besoin de faire faire une CONTRE ENQUÊTE par OSS 117, il a gagné ses galons grâce à son immense talent. Si l’Amérique nous l’envie, nous espérons qu’il ne sera jamais INFIDÈLE à la France. Partout où il va, nous pouvons entendre LE BRUIT DES GLAÇONS dans la coupe qu’il lève de son BALCON SUR LA MER. LUCKY LUKE peut lui tirer son chapeau et se féliciter de l’avoir eu comme interprète. Demain, nous sommes de tout coeur avec vous, “Loulou”. Que votre ”Chouchou” vous porte chance car comme elle, nous sommes fiers de notre Monsieur Jean Du Jardin.”
Pour commencer ce post dédié au film The Artist, et plus particulièrement à son interprète principal Jean Dujardin, je voulais partager avec vous ce joli petit texte d'une certaine Manou, que j'ai découvert via le TumblrSoutenonsTheArtist que j'ai beaucoup suivi ces derniers mois.
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Comme je l'avais pronostiqué notamment ici, notre chouchou national, aka Jean Dujardin a remporté hier soir la préciseuse statuette, 4 ans après Marion Cotillard. Après, entre autres, les Goldens Globes, les prix de la SAG-DGA-PGA, et les Bafta, le film a fini en apogée hier soir à Hollywood avec les prix tant convoités de : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur, mais aussi Meilleurs Costumes et Meilleure Musique.
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Et pour finir, une autre petite vidéo pour charmer les américains, via le site toujours aussi truculentFunny Or Die, où Jean nous fait un florilège d'auditions pour son supposé prochain rôle... de méchants. Voir le making-of ici.
Nombreux sont les artistes/graphistes qui décident d'illustrer la liste de films nominés pour l'Oscar® du Meilleur Film. L'année dernière, c'est ainsi que j'avais découvert le travail de Laz Marquez 10 posters en 10 jours.
Cette année, c'est par le biais de The Artist que j'ai découvert la série de posters créée par le graphiste américain Hunter Landston, qui vit à Detroit. J'ai ici sélectionné mes préféré, mais vous pouvez retrouver la série 2012 Oscar Nominees au complet en faisant un tour sur son Flickr.
Pour être au courant de ses dernières créations, dès leur parution, rien de mieux que devenir "ami" avec lui sur Facebook, ou de s'abonner à son Tumblr. Vous pouvez également le découvrir sur Behance.net et acquérir certains de ses posters via Society6.com, ImageKind.com ou encore Esty.com. Voir son site officiel.
J'aime ce film sincèrement, mais à la fin trop c'est trop, à l'image de leur discours de remerciements qui s'épuisent à la longue (excepté Jean, comme toujours). C'est mon côté français qui resurgi, il faut que je critique à un moment donné. Je crois que je ressens le même effet que avec Avatar : plus capable de pouvoir personnellement juger le film, alors que tant de personnes l'avaient vue, ou dans le cas ici présent récompensé. Je ne comprends pas vraiment la façon de sélectionner un film français aux récompenses anglaises. Peut être qu'Harvey Weinstein y a investi quelques livres sterling.
Plus sérieusement, je trouve que les Baftas ont depuis bien longtemps perdu leur identité, vue la quantité de films américains qui y sont en compétition chaque année. Pas étonnant qu'il y est une catégorie spéciale nommée Outstanding British Film Winner, pour est sûr qu'au moins un film british reparte à chaque fois vainqueur.
Voici ci-dessous une vidéo présentant un medley de tous les prix reçus (7 au total) par le film de Michel Hazanavicius. J'aurais ADORÉ que Drive et Nicolas Winding Refn remportent les prix de Meilleur film et Meilleur réalisateur, car ce film est un pure bijou. Je suis très heureuse d'ailleurs de voir que les anglais, eux, ont su reconnaître sa qualité en le sélectionnant parmi les cinq meilleurs films de l'année.
Mes coups de coeur de la soirée resteront le discours de Jean (as usual), celui d'Octavia Spencer qui mérite tous les prix de la terre pour son rôle dans The Help (je n'arrêterais pas de le répéter), et enfin de voir Meryl Streep remporter le Bafta de la Meilleure actrice et surtout perdre sa chaussure qui lui est restitué par Colin Prince Charming Firth.
Le 4 février dernier, Jean Dujardin et Bérénice Bejo ont reçu le Cinema Vanguard Award qui récompense les acteurs qui ont "pris des risques artistiques et apporté une contribution importante et unique au film", lors du Santa Barbara Film Festival.
Voir les précédents prix reçus par l'équipe du film ici.
Et en parallèle de toutes ces distinctions, Jean continu la promo outre Atlantique, que ce soit dans la prestigieuse Saturday Night Live (samedi dernier), dans un sketch intitulé « Les Jeunes de Paris » parodiant les feuilletons (pourris) made in France/ABC Production. Il donne la réplique et danse avec Zooey Deschanel (qui était l'hôte de la soirée) qui parlent français pour l’occasion, et Kristen Wiig (vue et adoré dans Bridesmaids) reprenant le rôle de Bérénice.
Ou encore dans l'émission de Jay Leno le 3 février dernier, aux côté de Debra Messing, venu très certainement promouvoir sa nouvelle et géniale série SMASH (voir ma critique du pilot sur SeriesAddict). Elle est d'ailleurs le meilleur public pour Jean, rigolant à chacune de ses improvisations.
Depuis ces dernières semaines, les acteurs ne s'arrêtent plus dans la promotion du film aux US. Ci-dessous Jean Dujardin était invité chez Jimmy Fallon (le 10 janvier), que je vous avais déjà présenté ici lors d'un medley avec son invité d'alors Justin Timberlake. Ce mec sait faire beaucoup de choses. C'est donc d'autant plus agréable de voir combien il semble impressionné et respectueux de Jean. Cocorico ! Ce qui est merveilleux c'est de voir, au fil de ses apparitions dans les émissions ou de ses discours de remerciement pour tous les prix qu'il reçoit, que son anglais s'améliore un peu mais surtout la sincérité de son émotion et probablement son accent français font qu'il touche à chaque fois l'auditoire. Je pense qu'il va devoir progresser fast en anglais car les scénarios vont pleuvoir chez son agent. Plus le temps passe et plus je me dis que c'est notre Clooney national et j'espère qu'il ne va pas changer pour autant, parce que c'est pour ça que l'on aime notre Jean. C'est néanmoins merveilleux de voir tous ces anglos qui tombent sous son charme. Désolé soeurette, tu vas devoir le partager un peu.
En tous les cas, pour en revenir à la promotion intense, le moins que l'on puisse dire c'est que cela à plus que payer. Entre le Festival international du film à Palm Springs, les prix reçus aux New York Film Critics Circle Awards (le 29 novembre 2011), aux Critics Choice Awards le 12 janvier dernier (photo ci-dessous),et trois jours plus tard aux Golden Globes®.
Viennent ensuite s'ajouter le record de 14 nominations aux Bafta anglais. Et samedi 21 janvier, le producteur français Thomas Langmann a reçu le prix Darryl F. Zanuck, du Syndicat des Producteurs Américains (PGA) lors des Producers Guild of America Awards.
Samedi 28, Michel Hazanavicius a reçu le très important prix du Meilleur Réalisateur de la part du Syndicat des Réalisateurs Hollywoodiens (la DGA : Directors Guild of America), autre signe très encourageant pour les prochains Oscars®, car en général, ceux primés aux PGA et aux DGA, le sont également par la prestigieuse l'Académie. Depuis la création des PGA Awards en 1948, cela ne s'est pas produit que seulement 6 fois.
Michel Hazanavicius, qui a reçu le prix des mains de Tom Hooper,
qui avait été primé l'année dernière pour sa réalisation de The King's Speech.
Le film a inauguré les nouvelles catégories internationales de l’Australian Academy of Cinema and Television(AACTA), en étant nominé dans quatre sur cinq de ces catégories. La cérémonie aura lieu le 31, mais les prix internationaux ont déjà été remis à Los Angeles le 27 janvier dernier. Et The Artist a encore reçu les prix Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur (ci-dessous).
Nous avons également le Syndicat des Acteurs Hollywoodien (la SAG : Screen Actors Guild) qui y va aussi de ses nominations : les éternels Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice dans un second rôle pour Bérénice Bejo, auxquels s'ajoute Meilleur Casting. La cérémonie, qui a eu lieu ce dimanche a consacré de nouveau Mister Jean Dujardin, encore une fois au nez et à la barbe de Georges Clooney. Hell YEHHHHHHH!!!!!! Ce fut le seul prix pour le film, mais en même temps c'est le seul qui compte pour moi donc YES.
En bonus, voici la réaction de Jean quand on lui parle de sa grande chance de gagner l'Oscar®, à la suite de sa victoire aux SAG. C'est du 100% Dujardin comme on l'aime.
Enfin, certaines cérémonies n'auront lieu qu'en février prochain. Tout d'abord nos Césars français le 24 février : Meilleur film et Meilleur réalisateurpour Michel Hazanavicius, Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice pour Bérénice Bejo, Meilleur scénario original, Meilleure musique originale pour Ludovic Bource, Meilleur Montage pour Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius, Meilleurs Costumes pour Mark Bridges, Meilleurs décors pour Laurence Bennett, Meilleurs costumes et Meilleur montage. Le film est coiffé au poteau par Polisse qui a eu 13 nominations. On retrouve également le succès de l'année 2011 du box-office français Intouchables avec 8 nominations, qui prouve que succès et distinctions par les paires peuvent faire bon ménage. Deux films que je n'ai pas encore eu la chance de voir ici au Québec, mais qu'il me tarde plus que jamais. Enfin, à noter également que La Guerre est déclarée a obtenu 6 nominations.
Puis, retour à LA le lendemain pour les Films Independent Spirit Awards, qui s'intéressent comme leur nom l'indique aux films indépendants, y vont également de leurs nominations : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleur scénario original, mais aussi Meilleure Photographie. Ce que je note avec plaisir en voyant la liste complète des nominations, c'est la présence du film DRIVE qui a été beaucoup trop boudé dans les autres compétitions majeures. J'ai hâte notamment de voir s'affronter Ryan Gosling et Jean Dujardin dans la catégorie du Meilleur Acteur. Pour moi les deux méritent ce prix car ils ont su faire passer des émotions incroyables et ce avec une absence totale de mot. On parle beaucoup (trop?!?) de la performance muette de Jean, en oubliant combien mister Ryan dit si peu de choses dans son rôle du driver et pourtant il n'a jamais été (à mon sens) aussi expressif de sa carrière.
Et enfin le 26 février, mais non des moindres : les fameux Oscars®. Le film a reçu, sans surprise, 10 nominations (juste derrière Hugo de Martin Scorsese, 11) dont : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice dans un second rôle pour Bérénice Bejo, Meilleur scénario original, Meilleure musique, Meilleure photographie, Meilleurs décors, Meilleurs costumes et Meilleur montage.
Ces trois cérémonies feront très certainement l'objet d'un nouveau post ici, même, surtout si comme je le pronostique Jean Dujardin remportera la précieuse statuette française et enfin la tant convoité américaine. Personnellement, retour en 2008, j'étais persuadé de la victoire de Marion Cotillard aux Oscars®, qui faisait pourtant office d'outsider à l'époque. Et bien j'ai de nouveau le même sentiment concernant Jean. Certes Georges Clooney est le chouchou d'Hollywood, mais Dujardin a su renvoyer avec son rôle une image pleine de nostalgie de la belle époque du cinéma. Sans parler de son cabotinage, son accent français, sa difficulté à parler anglais, sa sincérité, son émotion, ses mimics faciales et ses quelques mots de français qui vous touchent au cœur à chaque fois. Hollywood aime découvrir de "nouveaux" talents et Jean ne dérogera pas à la règle. De plus il apporte de la fraîcheur à tout ce petit monde, et cela fait un bien fou. Preuve, comme dans le film, que nous n'avons pas toujours besoin de mots pour faire passer de l'émotion. On se retrouve fin février, pour voir si j'avais raison.
Comme je l'avais fait pour l'année précédente (voir TOP 2010), me revoilà partie pour un tour d'horizon des œuvres cinématographiques qui ont marqué nos chers écrans (français ou québécois) en 2011. Ce classement ne tient qu'à moi et vous êtes libres de ne pas le partager. Encore une fois ce n'est pas un ordre chronologique, bien que DRIVE soit définitivement le best of all. Les 5 premiers sortent néanmoins du lot de par leur qualité d'ensemble quasi-parfaite. Néanmoins l'ensemble de ces films furent pour moi une expérience de cinéma, chacun à leur façon.
Mais il y a aussi les grandes déceptions de 2011 :
The Tree of Life (à vouloir faire trop dans l'onirisme Terence Malick perd son spectateur), The Ides of March (trop de bruit pour rien, pour moi, Georges Clooney est vraiment surévalué et Ryan Gosling est nominé pour son travail dans ce film au lieu de Drive, WTF), In Time (Bonnie & Clyde qui courent durant tout le film, mais dans quel but au final ?!?), Something Borrowed, Sucker Punch (visuellement magnifique, mais sans un réel fond), Beastly (à trop simplifier l'histoire, il ne reste plus grand chose du bouquin, et ce ne sont pas les acteurs qui peuvent sauver le radeau du naufrage), Abduction, The Green Hornet, New Year's Eve, Source Code (quand est-ce que Jake Gyllenhaal me fera-t-il vibrer de nouveau ?!?), Bad Teacher, Colombiana, 30 Minutes or Less (beaucoup de scènes potachement pas drôle pour si peu de fou rires et un rôle trop simple pour Jesse Eisenberg, après sa royale interprétation de Zuckerberg), The Adjustment Bureau (juste un copié-collé de Fringe), The Art of Getting By (jeu d'acteurs des plus approximatifs et un héros jm'enfoutiste des plus insupportable. Seule bonne chose : la chanson de fin de French Kicks, The Trial of the Century).
Et ceux à rattraper en 2012 :
An Other Earth, Un heureux événement, Intouchables, La Solitude des nombres premiers, Paul, Midnight in Paris, The Beaver, Shame, Horrible Bosses.
J'aime regardé les cérémonies de récompenses américaines, de préférence en direct, particulièrement les Oscars® et depuis l'année dernière également les Golden Globes® (voir ici ce que j'en pensais). Sauf que cette année, GRAND CHANGEMENT, je n'ai plus a veiller jusqu'aux premières lueurs du jour, car vivant à Montréal j'ai pu suivre l'émission à son heure normale de diffusion. À savoir 20H. Contrairement à l'année dernière, les nombreuses pubs ne m'ont pas dérangées. C'était au contraire l'occasion d'aller me ravitailler au frigo (heure du repas oblige) ou d'aller assouvir l'appel de dame nature. Par contre, la publicité pour l'église de Scientologie surprend et fait peur. À l'image de ceux qui ont pignon sur rue ici au Canada, comme aux USA, où cette "organisation" n'est pas considéré comme une secte.
Pour en revenir à la cérémonie, je n'avais pas de réelles attentes et peu de prix pour lesquels je tremblais d'impatience à part ceux concernant The Artist (qui continue son hallucinante carrière outre Atlantique) et le casting de The Help (Octavia Spencer en tête, mais aussi la caméléon de 2011 : Jessica Chastain).
Trois heures de cérémonie, entre coupé toutes les 15 minutes de publicités, c'est long. Là où les invités peuvent noyer leur patience dans l'alcool et la bonne boufe, le spectateur doit faire preuve d'une patience sans vergogne. Heureusement il y a quelques moments qui viennent illuminés la cérémonie :
- Le discours/monologue d'ouverture de Ricky Gervais qui présente de nouveau la cérémonie malgré certains propos tenus l'année dernière. La Hollywood Foreign Press Association et Johnny Depp/The Touristen prennent de nouveau pour leur grade, mais aussi NBC (le diffuseur du programme), les Golden Globes® eux-même, Eddie Murphy, Mel Gibson, The Beaver de Jodie Foster, la mode des divorces hollywoodien, Justin Bieber, Helen Mirren.
Hélas, j'ai le sentiments que les apparitions du comique anglais ont été encore plus rares que l'année dernière, et qu'elles ont quelque peu perdues de leur mordant.
- La "massive erection" de Seth Rogen, à devoir présenté aux côtés de Kate Beckinsale le prix de Meilleure Actrice dans une Comédie/Comédie musicale. Et la réaction toute naturellement surprise de l'intéressé, sans oublier les rires du public.
- Le couple Felicity Huffman-William H. Macy présentant la catégorie Meilleure Actrice Second Rôle, en chanson (voir vidéo ici). Visiblement ce n'est pas la première fois qu'ils poussent la chansonnette, lors du Washington, D.C. at NARAL Pro-Choice America's Luncheon en février 2011.
-Les apparitions de Jake Gyllenhaal ou Bradley Cooper qui sont un vrai plaisir des yeux. Yumiesss
-Le discours de remerciements d'Octavia Spencer pleins d'émotion et de spontanéité, et les réactions de la salle, notamment son amie Melissa McCarthy en pleurs, et le super enthousiasme de la table The Help. Ce prix est tout à fait mérité, et l'Oscar® se doit de suivre prochainement.
- Le speach d'Helen Mirren pour le magnifique Morgan Freeman qui recevait le Cecil B. DeMille Award, pour l'ensemble de sa carrière. L'occasion de retracer en images cette dernière. La vue du film Les Évadés m'a attiré une larme. Et celle de l'acteur prenant un bain dans un cercueil beaucoup rire.
- George Clooney remerciant Michael Fassbender pour avoir assurer le quota de nudité cette année avec Shame.
- Les remerciements de Michelle Williams, mignonne tout plein, qui m'a attiré une petite larme.
- La très plantureuse Sofia Vergara remerciant en espagnol pour le prix de Meilleure Série Comique attribué à Modern Family. Même si je n'ai jamais regardé le show et que le surjeu de la mama hispanique a le don de m'énerver, ici cela m'a fait beaucoup rire. Surtout la traduction en parallèle en anglais du créateur/producteur exécutif Steven Levitan, qui n'avait rien à voir.
- Et enfin, mais non des moindre, parce que c'est un film que j'ai adoré et parce qu'il est français donc il ne devait pas faire partie de la sélection : The Artist, qui a reçu les prix de Meilleur Film Comédie (moment très touchant lorsque le producteur Thomas Langmann, fils du défunt cinéaste Claude Berri, rend hommage à son père) et Meilleure Musique pour Ludovic Bource.
Mais c'est particulièrement le prix du Meilleur Acteur d'une Comédie remis à Jean Dujardin que j'attendais le plus. Une petite pensée à ma sœur qui l'adore et à qui j'ai envoyé un texto dans la minute (même si je sais qu'elle dormait). Il est vraiment impressionnant. Que de chemin parcouru depuis les Nous C Nous et Un gars, Une fille. Et que de charme. Je crois que plus il vieillit, plus il devient irrésistible. Son bagout, son charme, son humour, son insolence me font de plus en plus penser à George Clooney. Rien d'étonnant que ce dernier, et son film The Descendants, soient les principaux adversaires de Jean et deThe Artist. Affaire à suivre fin février prochain avec les Oscars®, si le film français est tout de fois nominé. Quatre ans après, je ne peux m'empêcher de penser (tout aussi fort qu'à l'époque) que monsieur Dujardin va marcher sur les traces de Marion Cotillard. Oui son anglais est plus qu'approximatif, mais son charme et son humour font le travail magistralement. Et quand bien même, son interprète n'est jamais loin, comme la deuxième vidéo ci-dessous le montre si bien.
Décidément ces derniers temps, le cinéma aime rendre hommage à ses prédécesseurs. Que ce soit cet été, avec le film de J.J. Abrams Super 8. Ou récemment Hugo de Martin Scorcese, qui est un hommage à la naissance du 7e art et plus particulièrement au travail de Mélies, tout ceci en utilisant la 3D (brillamment) pour faire le parallèle entre les innovations de l'époque et celle d'aujourd'hui. Ensuite avec The Artist, de Michel Hazanavicius (le réalisateur des deux OSS 117), avec son duo de choc favori Jean Dujardin et Bérénice Bejo (sa compagne dans la vie). C'est un hommage aux films noir & blanc hollywoodien des années 20-30, bourré de clins d'oeil et servi par un casting royal. Au détour de chaque scène vous reconnaissez un acteur ou une actrice américaine, plus ou moins connu : John Goodman (Al Zimmer, le producteur), James Cromwell (Clifton, le fidèle chauffeur), Penelope Ann Miller (Doris, la femme de Valentin), Missi Pyle (Constance, la co-héroïne de Valentin), Beth Grant (la domestique de Peppy), Joel Murray (le policier qui sauve Valentin), Malcolm McDowell (un acteur que Peppy rencontre lors de sa première audition)...
Tantôt vous riez aux pitreries du héros Georges Valentin, tantôt vous pleurez en regardant sa lente chute. Jean Dujardin est magistral, mais comme il l'est toujours. Il montre encore une fois combien il peut tout faire. Son visage ultra-mobile est plus qu'utile pour interpréter cet acteur de muet. Pas besoin de paroles, son visage et même son corps entier sont un roman à ciel ouvert qu'il nous prend plaisir à découvrir page après page. Il nous charme, nous amuse, nous fait rire et pleurer. Et son duo avec le chient est royal. Mais en même temps, Jean Dujardin ne m'a pas surpris. Et ce n'est pas une critique, c'est juste qu'il avait juste déjà tout ça en lui. Nous en avions découvert, par petite touche, au fil de ces diverses expériences, que ce soit au cinéma, à la télévision, ou au théâtre. C'est un acteur caméléon qui ne s'enferme pas dans une case, et prend perpétuellement des risques. Chose hélas de plus en plus rare. The Artist en était un de plus et on ne peut que le remercier d'avoir relever ce défis. Je suis rarement impressionné par les acteurs (et le cinéma) français mais force est de constater que Jean Dujardin fera dorénavant partie de mon TOP d'acteurs incontournables, majoritairement américain-anglais-canadien. Je soutiendrais ainsi ma soeur qui l'adore depuis l'époque de Un gars, Une fille, pour le plus grand malheur de son copain, qui le trouve trop maintream/populaire. Je crois qu'avec The Artist, il va définitivement devoir revoir sa copie.
En face Bérénice Bejo, avec son petit couvre chef toujours visé sur la tête, est vraiment irrésistible et pleine de talent. Elle sait se montrer drôle, touchante et aligner les pas de danse avec une facilité déconcertante dans ce rôle de jeune première qui lui va comme un gant. Le duo qu'elle forme à l'écran avec Jean Dujardin est toujours un bonheur à voir et ce depuis OSS 17. C'est deux-là s'adorent et cela transparaît à l'écran. Ils prennent plaisir à jouer et nous à regarder. On se prend d'amour pour ce couple qui se cherche et se perd tout au long du film, en ayant peur de ne jamais les voir atteindre le bonheur. Du mélo dans son art le plus pure. Le meilleur exemple de la complicité entre ces deux acteurs, c'est la longue scène de claquettes finale en un seul plan.
La bande originale de Ludovic Bource est tout aussi royale et porte à merveille le casting et l'intrigue, remplissant les silences laissé par le muet. Je pense notamment au morceau Waltz For Peppy que l'on pouvait retrouver dans la bande annonce : magnifique.
Pour pallier l'absence de son, l'image doit décupler son pouvoir, se montrer d'autant plus symbolique, rivalisant de trucs et astuces si simples en apparences mais qui ajoutent à la magie du film. Je pense notamment à la scène où Peppy enfile le costume de Valentin, s'imaginant dans ses bras, à celle de Valentin face à une vitrine admirant un smoking, ou encore lorsqu'il regarde chez lui les vestiges de sa gloire sur grand écran et observe impuissant sa propre ombre lui faire faux bon, le cauchemar sonore qui nous surprend au même titre que le héros, mais aussi la scène où il découvre ses affaires stockées chez Peppy avec le montage qui s'acharne sur l'horloge avec les singes sculptés qui personnifie parfaitement le ressenti intérieur du héros à ce moment précis, etc... D'ailleurs grand travail du directeur de la photographie Guillaume Schiffman qui a su faire des merveilles des contraintes qu'imposait le format du film. Que ce soit avec les lumières, mais aussi les nuances de noir et blanc, qui tendent vers le gris à mesure que le héros sombre dans l'anonymat (du muet que plus personne n'entend), en opposition à l'entrée dans la lumière (du parlant) de l'héroïne.
Jean Dujardin et Guillaume Schiffman.
Et enfin, grand BRAVO à Michel Hazanavicius qui a eu cette idée de film muet et est allé au bout de son projet, alors même qu'Avatar battait son plein dans les salles. Il s'est documenté jusqu'à l'overdose pour connaître son sujet sur le bout des doigts. Ce sont les films de Murnau (notamment L'Aurore et City Girl, Our Daily Bread), ceux de Frank Borzage, La Foule de King Vidor, les films de Chaplin, les Fritz Lang (je pense notamment à Metropolis, un autre muet absolument passionnant), ceux de Von Stroheim, L'Inconnu de Tod Browning, etc... qui ont inspiré le réalisateur (selon ses propres dires) lors de l'écriture, et qu'il a montré comme références aux acteurs et à l'équipe. Autant de films qui mériteraient qu'on s'y intéresse.
Jean Dujardin et Michel Hazanavicius.
Et n'oublions pas Jack le petit chien (Uggy de son vrai nom) qui a lui aussi été primé à Cannes avec la Palm Dog. Il est le parfait compagnon de Valentin durant tout le film. Son duo avec Dujardin est des plus drôle, tellement ces deux-là sont complices. Il me ferait presque aimé les chiens, c'est dire.
Je vous conseille grandement la lecture du dossier de presse du film, via le site de la WarnerBros, ici qui vous permet d'apprendre pleins de choses sur sa conception et ses origines. Notamment qu'il fut tourné en couleurs, que Michel Hazanavicius a regardé plus de 300 films en amont, les contraintes qu'implique le tournage au format 1.33, l'enthousiasme des gens à Hollywood pour ce film hommage à leur histoire fait par "un espèce de fou de français dans un format qui n'existe plus", etc...
CONCLUSION : Tout dans ce film respire la beauté et la perfection : de l'affiche, en passant par la lumière, la photographie, les acteurs, la réalisation, la musique. Les deux français Jean Dujardin et Bérénice Bejo et incarnent en silence magnifiquement leur personnage respectif, tantôt dans les rires, tantôt dans les larmes, sans oublier les claquettes. Ils livrent un jeu des plus complet, à l'image des acteurs de l'époque dont le film est un brillant hommage. Ils méritent amplement toutes les nominations et prix qu'ils puissent recevoir. Pour compléter le tableau, ils sont plus que bien entouré par un casting de seconds rôles hollywoodiens qui ajoute au cachet du film. L'un de mes coups de cœur de l'année 2011. Vous le retrouverez définitivement dans mon TOP10.
Synopsis (AlloCiné) : Hollywood 1927. George Valentin est une vedette du cinéma muet à qui tout sourit. L'arrivée des films parlants va le faire sombrer dans l'oubli. Peppy Miller, jeune figurante, va elle, être propulsée au firmament des stars. Ce film raconte l'histoire de leurs destins croisés, ou comment la célébrité, l'orgueil et l'argent peuvent être autant d'obstacles à leur histoire d'amour.
3 nominations au Festival International du Film de Cannes 2011, édition n° 64 :
- Palme d'Or (Michel Hazanavicius)
- Grand Prix (Michel Hazanavicius)
- Prix du Jury (Michel Hazanavicius)
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Voici un film qui fait très envie. Au vue de la bande annonce, pas étonnant qu'il fasse partie des vingt films en compétition de la 64e édition du Festival de Cannes, cette année. Cocorico. Il a l'air superbe. Et son casting me laisse rêveuse. Tout d'abord le duo principal Jean Dujardin (qui n'en fini pas de surprendre) et Bérénice Bejo sont de nouveau réuni cinq ans après OSS 117, Le Caire nid d'espions. Ils retrouvent également Michel Hazanavicius, le brillant réalisateur des deux OSS 117. Par contre le reste du casting semble être principalement, voir totalement américain : deux acteurs dont le nom ne vous dit rien mais que vous avez déjà vue dans un film ou une série américaine John Goodman et James Cromwell, mais aussi Missi Pyle, Penelope Ann Miller, etc... Tout ce petit monde me met l'eau à la bouche, sans parler de l'ambiance année trente bien sûr. Patience jusqu'à sa sortie le 19 octobre prochain, dans les salles françaises.
ACTUALISATION (22 mai) : Jean Dujardin a reçu le Prix d'interprétation masculine pour son rôle dans le film.
- Prix d'interprétation féminine : Kirsten Dunst, pour le film de Lars von Trier Melancholia aux côtés de John Hurt, Charlotte Gainsbourg, Alexander Skarsgård (Eric dans True Blood), Charlotte Rampling, Kiefer Sutherland et Stellan Skarsgard.
- Palme d'or : The Tree of life de Terrence Malick, avec Brad Pitt et Sean Penn.
- Prix de la mise en scène : Nicolas Winding Refn (Drive, avec Ryan Gosling).
- Prix du Jury : Polisse de Maïwenn.
Kirsten Dunst et Jean Dujardin entourent le président du jury, Robert De Niro.