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samedi 20 avril 2013

Au programme estival : du lourd made in Hollywood et de l'intimiste poétique venu d'Algérie

Alors que Iron Man 3 sort la semaine prochaine et The Hunger Games 2 en novembre, il y a d'autres bons gros blockbusters (pleins d'effets spéciaux sans être dénués de la qualité scénaristique) américains qui devraient sortir dans l'intervalle.

Nous avons tout d'abord une nouvelle bande annonce pour Man of Steel, avec Henry Cavill, qui montre, dans son face à face avec Lois Lane (Amy Adams), un petit côté plein d'humour et de second degré, sans oublier le charme bien sûr. Tout un tat de superlatifs dont Brandon Routh, ou Tom Welling de la version tv, étaient dépourvu. Plus je vois des images de ce projet de Zack Snyder (aka Monsieur 300), plus j'ai envie de découvrir ce film qui va probablement me réconcilier avec ce super-héros, qui gagnera, peut être sa place au soleil près de Spider-Man, Iron-Man et Kick-Ass dans mon cœur. En plus, produit par Christopher Nolan, qui n'est plus à présenter. La bande originale en toile de fond est sympa, tout comme les effets spéciaux. Tout du moins, quand cela n'explose pas de tous les côtés, car pour le coup ça me fait penser au côté trop explosif de The Avengers que je n'ai pas apprécié.
Enfin, cette bande annonce, nous permet de découvrir Michael Shannon qui interprète ici THE grand méchant de Superman, le Général Zod.


Man of Steel Bande-annonce VO


Ensuite un film qui est passé au travers de mon radar, malgré la présence au casting de Ryan Reynolds, shame on me : R.I.P.D. (Rest In Peace Department).
Il est épaulé par une belle brochette d'acteurs des plus hétéroclite, pour portraiturer les personnages du comic book de Peter Lenkov : Jeff Bridges, Mary-Louise Parker (madame la dealeuse de Weeds), Kevin Bacon (actuellement dans la série The Following), James Hong, Robert Knepper (le diabolique T-Bag dans la série Prison Break).


RIPD raconte l’histoire d’un jeune flic, Nick Cruz, qui meurt après une opération qui a mal tourné. Mais son boulot n’est pas terminé pour autant, car une fois décédé, il est recruté par le R.I.P.D. (Rest In Peace Department), police composé uniquement de morts. Il doit faire équipe avec Bo pour régler des affaires criminelles dont les vivants n’ont même pas conscience.
Cette bande annonce n'est pas sans nous faire pensé aux cas étranges sur lesquels enquêtait les flics de Men in Black. En tous les cas, ça décoiffe pas mal et semble ne pas manquer d'auto-dérision donc moi j'achète.
Sortie en France prévue le 31 juillet prochain.


R.I.P.D.


Et face à tout ça, il y a Né quelque part, avec Jamel Debbouze et Tewfik Jallab. Ça change des films que l'on a l'habitude de voir, surtout quand il s'agit de représenter les français d'origine algérienne. On finis hélas souvent dans les clichés. Perso j'ai l'impression d'avoir déjà vue ce charmant Tewfik, mais mon imagination me joue peut être des tours.



Synopsis (AlloCiné) : Farid, jeune Français de 26 ans, doit aller en Algérie pour sauver la maison de son père. Découvrant ce pays où il n’a jamais mis les pieds, il tombe sous le charme d’une galerie de personnages étonnants dont l’humour et la simplicité vont profondément le toucher. Parmi eux, son cousin, un jeune homme vif et débrouillard qui nourrit le rêve de pouvoir rejoindre la France...

mercredi 13 mars 2013

Trois bandes-annonces de films français qui font envie... pour une fois

## Pour une fois, donc c'est important de le souligner. Avec tout d'abord celle de l'adaptation du livre de Boris Vian, L'écume des jours, de Michel Gondry avec Romain Duris, Audrey Tautou (pas très fan, mais on fera avec), Gad Elmaleh (irresistible comique) et Omar Sy (je t'aime Omar, toi et ton sourire/rire), mais aussi Charlotte Le Bon (ce sourire québécois), Philippe Torreton, Alain Chabat (qui retrouve Gondry après La Science des rêves) et Aïssa Maïga (qui retrouve Romain, après Les Poupées russes). Personnellement, je n'ai pas lu ce livre apparement culte, mais cette bande annonce me donne un peu envie de m'y mettre. Au vue des premières images, je comprends pourquoi certains disaient qu'il était inadaptable. Mais si un réalisateur peu relever ce défit, c'est bien Gondry.
Enfin, merveilleux choix musical en fond sonore que Ho Hey de The Lumineers. Même si on se met à beaucoup trop l'entendre ces derniers temps, j'en suis toujours aussi fan. C'est d'ailleurs par le biais de leur Facebook que j'ai découvert cette bande annonce.




Avec cette deuxième bande-annonce, encore plus barré, je comprends mieux ce que les gens veulent dire en parlant du côté inadaptable du livre et le choix de Michel Gondry pour le réaliser est d'autant plus logique.

## Au bonheur des ogres, avec Raphaël Personnaz, Bérénice Bejo, Thierry Neuvic (bonne nouvelle après visionnage de cette bande annonce, JE SUIS TOUJOURS AUSSI RAIDE DINGUE DE CE TYPE. En même temps, il peu arrêter d'être aussi charmant ce con), Emir Kusturica, Guillaume De Tonquédec (Mr. Lepic dans la série Fais pas ci, fais pas ça) et Mélanie Bernier. Avec en plus ce qui semble être la voix d'Emmanuel Curtil (voix française de Chandler dans la série FRIENDS) en voix-off. Adapté lui aussi d'un roman, cette fois de Daniel Pennac, paru en 1985.
J'adore l'absurdité de certaines scènes, entre les explosions dans la galerie marchande, ou la présence de la girafe au milieu des rayons. Sans oublier le franc parler des gamins ("Tu m'prends pour un con!", "Mais c'est une couille molle ce mec!", ou encore "Ben les nibar c'est le début de la paix dans le monde."). On dirait une sorte de conte des temps modernes. Cela promet du grand n'importe quoi donc ÉVIDEMMENT j'adhère !!!
Chanson en fond sonore à la fin de la bande annonce de C2C (quatuor nantais de DJs) intitulée Happy, feat. Derek Martin.
Merci Peter Noble pour avoir mis un titre sur ce morceau, via notre SeriesAddict/forum (déclinaison du site SeriesAddict, pour lequel je fais des critiques), car impossible de m'en rappeler ! Toutes ces chansons que vous avez dans la tête, mais impossible de se rappeler son interprète, ou le titre, ou les deux. Heureusement, la section commentaires de YouTube, des sites spécialisés tel TuneFind.com, ou en dernier recours, des topics dédiés de forums divers et variés sont là to save the day. Pauvre de nous avant tout ces inventions merveilleuses, n'ayant aucun moyen de connaître le titre, pendu aux lèvres du mec de la radio pour espérer obtenir une réponse... qui ne venait jamais.




## Et enfin, Amour et Turbulences, qui fait un peu trop bobo-chic parisien au limite du supportable pour moi. Mais c'est avec Nicolas Bedos que je trouve ABSOLUMENT irrésistible. C'est un connard prétentieux qui sait pertinemment combien il est juste irrésistible, mais je m'en fout j'adore quand même. Et puis la bande annonce commence à NYC. Et se termine sous fond de Midnight City de M83., donc ça joue avec mes sentiments. M83. est un groupe français que l'on a également entendu sur les ondes et utilisé aussi à toutes les sauces dans les pubs et autres trailers. Comme quoi, c'est la loi des séries.

lundi 21 janvier 2013

Main dans la main - My Review



Synopsis (AlloCiné) : Quand Hélène Marchal et Joachim Fox se rencontrent, ils ont chacun des vies bien différentes. Hélène dirige la prestigieuse école de danse de l’Opéra Garnier, Joachim, lui, est employé d’un miroitier de province. Mais une force étrange les unit. Au point que, sans qu’ils puissent comprendre ni comment, ni pourquoi, ils ne peuvent plus se séparer.

Voici donc le troisième long métrage de Valérie Donzelli après La Guerre est déclarée, que j'avais découvert en 2011, alors que j'étais encore à Montréal. J'ai découvert donc sa dernière création ce soir. L'occasion de retrouver de nouveau sa muse au masculin, Jérémie Elkaïm (après Polisse l'année dernière). Définitivement toujours aussi charmant.
Ici il forme un duo amoureux avec Valérie Lemercier. Donzelli s'accordant le rôle plus secondaire de sa sœur, factrice dans la petite ville de Commercy, chef lieu de la fameuse Madeleine.
Alors quoi penser de ce film en quelque mots. C'est bizarre, décalé, burlesque avec cette histoire de "couple" collé l'un à l'autre. L'effet miroir des deux acteurs fonctionne. On sent qu'ils ont travaillé ça en amont.
Sinon la réalisatrice met bien en valeur Paris et plus particulièrement l'Opéra, mais aussi la petite ville de Commercy. Elle ne se moque pas de la province avec son œil de bobo parisienne comme cela peut être souvent le cas dans d'autre film. Ce qui est tout à fait louable.
Néanmoins, il est vrai que supporter ces différents hipsters parisiens (Constance De La Porte et consoeur) dans leur petit train-train devient légèrement agassant. Béatrice de Staël est en cela des plus convaincantes et aussi très touchantes.


C'est drôle de me dire que plus jeune, mon but dans la vie était de devenir bobo... Oui je sais, c'est débile. Mais j'avais dans l'idée que si je finissais ainsi à Paris, cela serait le signe que j'avais réussi, du moins professionnellement. Néanmoins ici, tout ce que je vois c'est une succession de personnes ridicules et égocentriques telle une farandole de personnes aux lunettes les plus improbables et énormes les unes que les autres. La hipster-attitude dans toute sa splendeur. Je réalise que j'aime le côté bobo mais dans une certaine mesure et c'est ce que je déplore un peu des parisiens, et même de certains de mes amis vivant là-bas qui se sont parisianisé avec le temps. Ou tout l'art de la superficialité et du bien paraître.
Et pourtant, tout ceci n'est qu'une infime partie du film, mais qui m'a vraiment gêné dans mon appréciation du long métrage dans son ensemble. Jusqu'à la bouffée d'aire new yorkaise finale. YES NEW YORK bitches!!!!! Quel bonheur de revoir ce cher Chrysler qui a été ma boussole l'été dernier pour retrouver notre hôtel. C'est drôle de voir combien je recherche les films américains indépendants à tendance hipster mais combien j'exècre la même chose dans les productions nationales... La femme est définitivement pleine de contradictions. Et moi encore plus. Disons que même dans leurs productions il y a une limite à la hipster-attitude. Je suis une fille normale dans le fond. Une fille de la campagne toute simple. Même si je pense quand même avoir un regard et une approche plus graphique et artistique que la moyenne.

Pour en revenir au film. Comme son précédent, il est décalé. Mais peut être aurais-je poussé encore plus dans le burlesque, vue le sujet, à l'image de The Party de 1968 et autre Panthère Rose, avec une pointe de Jacques Tati.
Reste les seconds rôles, tous excellents : Béatrice de Staël (tantôt casse pieds, tantôt touchante dans le rôle de la meilleure amie assistée), Valérie Donzelli (la soeur fan de danse de salon), Sébastien Noiré (qui joue son gentil époux) et Serge Bozon (son fameux partenaire de danse malchanceux...), sans oublier Lyn Thibault dans le rôle de l'assistante d'Hélène à la voix si particulière qui quitte Paris pour suivre son copain au Canada, plus particulièrement Winnipeg. Good for you girl!!! Et les deux ministres interprétés par Philippe Laudenbach et Antoine Chappey. Quelle magnifique scène de striptease. Lemercier est superbe et toute en grâce. Cette course dans Paris juste vêtue d'un... rideau... est digne des meilleures pubs de parfum.

mercredi 12 décembre 2012

Populaire - My Review


Synopsis (AlloCiné) : Printemps 1958. Rose Pamphyle (Déborah François), 21 ans, vit avec son père, veuf bourru qui tient le bazar d’un petit village normand. Elle doit épouser le fils du garagiste et est promise au destin d’une femme au foyer docile et appliquée. Mais Rose ne veut pas de cette vie. Elle part pour Lisieux où Louis Echard (Romain Duris), 36 ans, patron charismatique d’un cabinet d’assurance, cherche une secrétaire. L’entretien d’embauche est un fiasco. Mais Rose a un don : elle tape à la machine à écrire à une vitesse vertigineuse. La jeune femme réveille malgré elle le sportif ambitieux qui sommeille en Louis… Si elle veut le poste, elle devra participer à des concours de vitesse dactylographique. Qu’importent les sacrifices qu’elle devra faire pour arriver au sommet, il s’improvise entraîneur et décrète qu’il fera d’elle la fille la plus rapide du pays, voire du monde ! Et l’amour du sport ne fait pas forcément bon ménage avec l’amour tout court…


Un savant mélange du génie rétro à la française dans le style de OSS 117 ou de Potiche, saupoudré de folie compétitive, avec une pointe de romance. Ajoutez à cela un soucis de l'esthétisme propre aux années 50 poussé à son paroxysme par le réalisateur, Regis Roinsard, dont c'est le premier film. Et ce dès le générique très coloré, conçu clairement tel un hommage à ceux de Saul Bass qui était THE maître des génériques de films à l'époque où prends place l'histoire de Populaire. Ou encore Maurice Binder, qui a créé celui du film Charade avec Audrey Hepburn, mais aussi quatorze génériques des films de James Bond entre 1962 et 1989. On ne peut imaginer meilleur moyen pour se plonger tout de suite dans l'atmosphère so fifties...


Romain Duris s'essaie ici à la comédie. Ce qu'il ne réussi pas toujours durant le film. Ou peut être est-ce moi, qui n'arrivais pas à le dissocier de ses précédents rôles bien plus dramatiques. Il est néanmoins très touchant et attachant de ce rôle d'éternel second que ce soit dans son métier d'assureur ou dans le cœur de son amour de jeunesse. Tout ceci avant que Rose Pamphyle (excellente Déborah François) ne fasse irruption dans son bureau et ne bouleverse an jamais sa vie. Le compétiteur qui sommeille en lui se réveille alors dés que les doigts de la jeune provinciale se posent sur le clavier d'une machine à écrire. Il voit alors le potentiel et embarque alors sa secrétaire, et le spectateur par la même occasion, dans une compétition que nous n'aurions jamais pensé élevé au rang olympique. Et pourtant c'est la pure vérité. Néanmoins on ne peut s'empêcher de sourire quand le réalisateur succombe à l'envie de nous servir une scène de duel de tapage à la machine au ralenti. Comme toute œuvre sportive qui se respecte.


Ce film est une occasion de se replonger dans cette époque que la série Mad Men a élever au rang de perfection du vintage. Et Populaire n'a rien a envier à sa grande sœur télévisuelle tant le soucis de l'authenticité a été poussé à l'extrême pour le plus grand plaisir de Duris, et nous par la même occasion. Pour donner une idée chiffrée, le budget costumes atteignait 20% du total. Bien loin des 5% habituels. Et les acteurs ne sont pas en reste, entre monsieur qui a fait le pleins de films portraiturant la France d'alors pour faire sienne les habitudes de l'époque. Ou mademoiselle effectuant pendant des moins des cours intensifs de tapages à la machine à écrire (apprenant à fonctionner tout d'abord avec les dix doigts puis gagnant en vitesse), de piano et même de danse. Un entrainement digne d'une réelle athlète olympique.


Sans oublier la présence au casting de la superbe Bérénice Bejo, dans son premier rôle post-cataclysme artistien, toute auréolée de son son incroyable succès planétaire et de la pluie de récompenses qu'elle a reçu avec The Artist. Ici elle brille dans son rôle d'ex petit amie du personnage de Duris.
L'acteur qui interprète son mari, Shaun Benson, est tout aussi irrésistible avec son charme et son flegme américain. Sans oublier son so cute accent bien sûr. Pas étonnant que la belle l'est préféré au cocorico agent d'assurance.

Superbe affiche teaser du film, à l'image du générique coloré.

CONCLUSION : Un pure moment de vintage bonheur avec des acteurs habités par leurs rôles et un réalisateur plus qu'impliqué à faire de son premier long lettrage une merveille. Un pure hommage aux fifties pensé en détails. Sans oublier celui à la compétition de tapage à la machine à écrire depuis longtemps tombé dans l'oubli. Encore plus aujourd'hui alors que votre votre fidèle sujet ici présent achève d'écrire ces mots via le clavier tactile de son iPod... Un tout autre monde.

dimanche 24 juin 2012

Ma Première Fois - My Review


Synopsis (AlloCiné) : Zachary a 20 ans. Sombre et indépendant, il collectionne les conquêtes amoureuses et les échecs scolaires. Sarah a 18 ans. Première de la classe, fragile, elle comble ses manques affectifs grâce à une maîtrise parfaite de sa vie. Rien ne devrait les rapprocher et pourtant, l’année du bac, durant six mois, ils vont vivre un amour contre lequel on ne peut rien, le vrai, le grand, celui qui marque une vie pour toujours.

Attention à la présence de SPOILERS sur l'intrigue. Si vous lisez la suite sans avoir vu le film, c'est à vos risques et périls. Je vous aurais prévenu.


Parce que des jolis gens dans un joli décor de fucking hipsters, avec des mouvements de grue de malade qui coûtent la moitié du budget ça ne fait pas pour autant un bon film. Sans parler des dialogues cousus de fil blanc. Les acteurs sonnent faux à chacune de leur tirade. Bon pour corser un peu les choses, on ajoute une meilleure amie suicidaire. Mais elle se loupe, alors c'est pas si pire. En même temps avec un titre comme ça on pouvait s'attendre à du cucul la praline mais la bande annonce n'avait rien laissé présagé. L'abus de bougies en trop de circonstances. La putain de scène de kiss sous la pluie. Le gentil beau-papa à lunettes (super hip) super compréhensif (Vincent Perez) versus la méchante maman/Mouloud publicitaire (Judith El Zein). La perte de virginité florale de la demoiselle, parfaitement orchestrée par son chéri d'amour. La fille studieuse qui tombe amoureuse du méchant garçon dont l'amour, le vrai, va le changer à jamais.


En écrivant ces lignes je réalise combien tout ceci a un GROS air de A Walk To Remember. Jusqu'à sa fin tragique. Ce n'est pas parce que vous tuez l'un des deux amoureux que cela fera un bon film. C'est vu et revu. Entre le film précédemment cité, Titanic, Brokeback Mountain, The Constant Gardener, Moulin Rouge, Romeo + Juliet, Love Story, Ghost, Se Souvenir des belles choses, Le Voile des illusions, Liaisons dangereuses, Philadelphia, P.S I Love You, Neverland, Atonement (pour ne citer qu'eux) sont déjà passés par là, en faisant un bien meilleur travail. Finir par le drame n'en fait pas un chef d'œuvre. Il est plus facile de faire rire que de faire pleurer. En voici encore un parfait exemple. Et puis le faux suspense de qui va y passer... Sérieusement. Dès les premières secondes du film, on a la réponse à cette question. Et ne parlons pas de la scène d'adieux sur le lit de mort où cette dernière à le temps de dire tout avant son dernier souffle. On se croirait dans un mauvais western ou un film de guerre patriotique. Donc, vous l'aurez compris, une grosse déception. Ce n'est pas avec ce film que le cinéma français va remonter dans mon estime. Heureusement qu'il y a La Délicatesse, Intouchables, Polisse ou récemment De Rouille et d'Os pour remonter un peu le niveau.


La phrase de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar : "C’est une histoire qui m’est proche puisqu’elle raconte beaucoup de choses de ma première histoire d’amour – ma grande histoire d’amour. Je suis une absolue romantique..." Et bien moi aussi je suis une éternelle romantique à tendance ULTRA fleur bleue, mais comme dirait ma mère faut pas pousser mémé dans les orties. Il y a une limite à la décence. Il faut croire que je n'ai pas été touché par la grâce de l'amour pour comprendre à sa juste valeur ce fameux film. À vous de juger.

vendredi 22 juin 2012

De rouille et d'os - My Review


C'est intense. C'est brute. C'est particulier. C'est de Audiard. Le goût de la rouille comme celui du sang dans la bouche. Et l'os brisé, sectionné. Comme ceux que se fracasse Matthias dans les combats, ou les jambes que Marie perd. Deux âmes brisées, au sens propre comme au figuré, qui se trouvent, apprennent à s'apprivoiser, puis s'aimer.


Très beau travail de réalisation et de photographie notamment au niveau de l'utilisation des ralentis et du traitement de la lumière. Le chef opérateur à bien fait sa job. Chapeau également pour le travail d'intégration, ou plutôt de disparition, des jambes dont tout le monde parle.


Quant à Marion Cotillard, après La Môme elle prouve encore une fois combien elle peut donner à un personnage au point que l'on en oublie l'actrice. Ici elle est loin d'être présentée à son avantage. Pas autant par l'absence de jambes mais plutôt de maquillage et autre brushing. Elle est brute de naturel, au même titre que son partenaire, la révélation. Et tout les deux brillent de leur imperfection.

CONCLUSION : Un film français brute, touchant et humain porté par ses acteurs au diapason, et mis en images avec perfection par Audiard.

mardi 27 mars 2012

Un Heureux événement - Ma Review hormonale


La découverte d'un acteur incroyablement beau que l'on aimerait bien avoir comme homme : Pio Marmai. Mais par contre, il ne resterait jamais habillé tant et si bien que l'on aurait envi de le toucher, le désirer, lui faire l'amour chaque jour que dieu fait. Comment ça c'est le printemps et je suis en chaleur?!? Ça se voit que vous n'avez pas vue le bellâtre se mouvoir, parler, sourire, séduire à grand renforts de jaquettes DVD. Au point que l'on a du mal à comprendre l'héroïne qui s'enfonce dans sa déprime post-partome, rempli d'un amour trop envahissant pour sa fille, quand elle n'est pas en larmes. 



Certes il est bon de traiter le sujet souvent passé sous silence de la dépression chez les jeunes maman, parce que à trop dire que "c'est le plus beau métier du monde" on en oubli toute la difficultés et les moments difficiles. Même Gwenat Paltrow est passé par là. N'empêche, moi qui a du mal avec les enfants (même si je m'améliore avec le temps) ce film n'est pas pas pour rassurer l'anxieuse que je suis. Coup de chapeau à Louise Bourgoin, que j'adore depuis son époque Miss Météo à Canal (que j'adore) qui sait se montrer des plus crédibles.
Pour vous donner un aperçu, aller jeter un œil à la bande annonce que j'ai présenté dans un précédent post ici.

lundi 26 mars 2012

Polisse - Ma Review


Synopsis (AlloCiné) : Le quotidien des policiers de la BPM (Brigade de Protection des Mineurs) ce sont les gardes à vue de pédophiles, les arrestations de pickpockets mineurs mais aussi la pause déjeuner où l’on se raconte ses problèmes de couple ; ce sont les auditions de parents maltraitants, les dépositions des enfants, les dérives de la sexualité chez les adolescents, mais aussi la solidarité entre collègues et les fous rires incontrôlables dans les moments les plus impensables ; c’est savoir que le pire existe, et tenter de faire avec… Comment ces policiers parviennent-ils à trouver l’équilibre entre leurs vies privées et la réalité à laquelle ils sont confrontés, tous les jours ? Et au milieu de tout ça, ce trouve Melissa, mandatée par le ministère de l’intérieur pour réaliser un livre de photos sur cette brigade.


Un film coup de point. Un claque. Un moment de grâce, de dureté, de saleté aussi. La vie quoi. Après Le Bal des actrices Maïwenn m'impressionne encore une fois BIG TIME.
Le casting chorale est tout simplement excellentissime. Même si la réalisatrice n'aime pas que l'on dise cela de son film, c'est du pure cinéma vérité. Certes tout n'est pas rose, sujet principal oblige, mais ce que l'on n'imagine pas en voyant la bande annonce c'est combien vous allez rire avec les protagonistes. C'est bien connu, le rire peu venir à bout de beaucoup de choses même du pire misérabilisme. Tantôt vous pleurez devant certaines saloperies immorales que certains adultes peuvent commettre, parfois sur leur propre enfant. D'autres, au contraire, essayent de faire ce qu'il a de mieux pour leur progéniture, comme cette mère qui vient à la police pour leur confier son fils, avec une crise de larmes lors des adieux qui a raison du personnage de Joey Starr.

J'avais adoré le chanteur dans le précédent film de la réalisatrice pour sa justesse de ton à fleur de peau. Je suis ici encore une fois plus que fan de l'acteur, aux antipodes du style musical du chanteur. Contrairement aux acteurs émérites de carrière, il y a une spontanéité que l'on ne peut créer. Lui l'embrasse littéralement. Et pour ajouter à cela, la réalisatrice le filme au plus près, amoureusement, pour que nous n'en loupions aucune miette. Et dire que je détestais son groupe NTM (Nique Ta Mère). Mais en tant qu'acteur, il me touche à chaque fois.


Autres moments intense en émotion :
- la petite fille qui dit à sa mère que son papa l'aime "trop"
- l'accouchement/avortement de cette adolescente qui demande pardon au minuscule petit corps sans vie qu'elle tient dans ses bras
- la scène de cette jeune de 14 ans qui dit que maintenant c'est normal de sucer et avoir une vie sexuelle à son âge...
On se sent bien vieux devant de tels propos.


Dans les bons moments, on retiendra :
- l'interrogatoire où Nora (Naidra Ayadi, César du Meilleur Espoir Féminin 2012) remet à sa place l'accusé islamique en lui faisant réviser son Coran (photo ci-dessus)
- la sortie en boîte de tout le service de la Brigade de Protection des Mineurs
- l'interrogatoire de l'adolescente qui a du sucer pour récupérer son portable. Parce que "Hey, c'était quand même un beau portable".

Seul bémol peut être, le côté linéaire de l'ensemble avec cette succession d'affaires diverses et variés. On a aucune idée comment tout ceci va finir jusqu'à la fin aussi brutale qu'inattendue.

lundi 27 février 2012

Jean Dujardin gagne un WHOUAH, PUTAIN, GÉNIAL, MERCI BEAUCOUP d'Oscar


“Jean a pris la vague de BRICE DE NICE et grand bien lui en a fait : Jean est devenu THE ARTIST en France et au-delà des frontières… Pas besoin de faire faire une CONTRE ENQUÊTE par OSS 117, il a gagné ses galons grâce à son immense talent. Si l’Amérique nous l’envie, nous espérons qu’il ne sera jamais INFIDÈLE à la France. Partout où il va, nous pouvons entendre LE BRUIT DES GLAÇONS dans la coupe qu’il lève de son BALCON SUR LA MER. LUCKY LUKE peut lui tirer son chapeau et se féliciter de l’avoir eu comme interprète. Demain, nous sommes de tout coeur avec vous, “Loulou”. Que votre ”Chouchou” vous porte chance car comme elle, nous sommes fiers de notre Monsieur Jean Du Jardin.”


Pour commencer ce post dédié au film The Artist, et plus particulièrement à son interprète principal Jean Dujardin, je voulais partager avec vous ce joli petit texte d'une certaine Manou, que j'ai découvert via le Tumblr SoutenonsTheArtist que j'ai beaucoup suivi ces derniers mois.

Cliquez sur le patchwork photographique pour voir plus en détails.

Comme je l'avais pronostiqué notamment ici, notre chouchou national, aka Jean Dujardin a remporté hier soir la préciseuse statuette, 4 ans après Marion Cotillard. Après, entre autres, les Goldens Globes, les prix de la SAG-DGA-PGA, et les Bafta, le film a fini en apogée hier soir à Hollywood avec les prix tant convoités de : Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur, mais aussi Meilleurs Costumes et Meilleure Musique.

Cliquez sur le patchwork photographique pour voir plus en détails.

Et pour finir, une autre petite vidéo pour charmer les américains, via le site toujours aussi truculent Funny Or Die, où Jean nous fait un florilège d'auditions pour son supposé prochain rôle... de méchants. Voir le making-of ici.

samedi 25 février 2012

LE MAGASIN DES SUICIDES, de Patrice Leconte

Le Magasin des suicides, de Patrice Leconte, qui sortira le 16 mai prochain en France. Le titre m'a tout de suite fait penser au livre éponyme. Le style visuel est vraiment très beau et ce film semble ampli d'un humour caustique au possible. Sans parler que graphiquement, il est superbe.

dimanche 12 février 2012

And the Bafta goes to... The Artist


J'aime ce film sincèrement, mais à la fin trop c'est trop, à l'image de leur discours de remerciements qui s'épuisent à la longue (excepté Jean, comme toujours). C'est mon côté français qui resurgi, il faut que je critique à un moment donné. Je crois que je ressens le même effet que avec Avatar : plus capable de pouvoir personnellement juger le film, alors que tant de personnes l'avaient vue, ou dans le cas ici présent récompensé. Je ne comprends pas vraiment la façon de sélectionner un film français aux récompenses anglaises. Peut être qu'Harvey Weinstein y a investi quelques livres sterling.
Plus sérieusement, je trouve que les Baftas ont depuis bien longtemps perdu leur identité, vue la quantité de films américains qui y sont en compétition chaque année. Pas étonnant qu'il y est une catégorie spéciale nommée Outstanding British Film Winner, pour est sûr qu'au moins un film british reparte à chaque fois vainqueur.
Voici ci-dessous une vidéo présentant un medley de tous les prix reçus (7 au total) par le film de Michel Hazanavicius. J'aurais ADORÉ que Drive et Nicolas Winding Refn remportent les prix de Meilleur film et Meilleur réalisateur, car ce film est un pure bijou. Je suis très heureuse d'ailleurs de voir que les anglais, eux, ont su reconnaître sa qualité en le sélectionnant parmi les cinq meilleurs films de l'année.
Mes coups de coeur de la soirée resteront le discours de Jean (as usual), celui d'Octavia Spencer qui mérite tous les prix de la terre pour son rôle dans The Help (je n'arrêterais pas de le répéter), et enfin de voir Meryl Streep remporter le Bafta de la Meilleure actrice et surtout perdre sa chaussure qui lui est restitué par Colin Prince Charming Firth.



Le 4 février dernier, Jean Dujardin et Bérénice Bejo ont reçu le Cinema Vanguard Award qui récompense les acteurs qui ont "pris des risques artistiques et apporté une contribution importante et unique au film", lors du Santa Barbara Film Festival.
Voir les précédents prix reçus par l'équipe du film ici.


Et en parallèle de toutes ces distinctions, Jean continu la promo outre Atlantique, que ce soit dans la prestigieuse Saturday Night Live (samedi dernier), dans un sketch intitulé « Les Jeunes de Paris » parodiant les feuilletons (pourris) made in France/ABC Production. Il donne la réplique et danse avec Zooey Deschanel (qui était l'hôte de la soirée) qui parlent français pour l’occasion, et Kristen Wiig (vue et adoré dans Bridesmaids) reprenant le rôle de Bérénice.
Ou encore dans l'émission de Jay Leno le 3 février dernier, aux côté de Debra Messing, venu très certainement promouvoir sa nouvelle et géniale série SMASH (voir ma critique du pilot sur SeriesAddict). Elle est d'ailleurs le meilleur public pour Jean, rigolant à chacune de ses improvisations.

lundi 30 janvier 2012

Pluie de prix pour Mister Jean et The Artist à Hollywood

Depuis ces dernières semaines, les acteurs ne s'arrêtent plus dans la promotion du film aux US. Ci-dessous Jean Dujardin était invité chez Jimmy Fallon (le 10 janvier), que je vous avais déjà présenté ici lors d'un medley avec son invité d'alors Justin Timberlake. Ce mec sait faire beaucoup de choses. C'est donc d'autant plus agréable de voir combien il semble impressionné et respectueux de Jean. Cocorico ! Ce qui est merveilleux c'est de voir, au fil de ses apparitions dans les émissions ou de ses discours de remerciement pour tous les prix qu'il reçoit, que son anglais s'améliore un peu mais surtout la sincérité de son émotion et probablement son accent français font qu'il touche à chaque fois l'auditoire. Je pense qu'il va devoir progresser fast en anglais car les scénarios vont pleuvoir chez son agent. Plus le temps passe et plus je me dis que c'est notre Clooney national et j'espère qu'il ne va pas changer pour autant, parce que c'est pour ça que l'on aime notre Jean. C'est néanmoins merveilleux de voir tous ces anglos qui tombent sous son charme. Désolé soeurette, tu vas devoir le partager un peu.


Jean Dujardin fait le chameau dans un talk show... par puremedias
Voir la vidéo en intégralité sur le site de LateNightWithJimmyFallon.com.

En tous les cas, pour en revenir à la promotion intense, le moins que l'on puisse dire c'est que cela à plus que payer. Entre le Festival international du film à Palm Springs, les prix reçus aux New York Film Critics Circle Awards (le 29 novembre 2011), aux Critics Choice Awards le 12 janvier dernier (photo ci-dessous), et trois jours plus tard aux Golden Globes®.


Viennent ensuite s'ajouter le record de 14 nominations aux Bafta anglais. Et samedi 21 janvier, le producteur français Thomas Langmann a reçu le prix Darryl F. Zanuck, du Syndicat des Producteurs Américains (PGA) lors des Producers Guild of America Awards.


Samedi 28, Michel Hazanavicius a reçu le très important prix du Meilleur Réalisateur de la part du Syndicat des Réalisateurs Hollywoodiens (la DGA : Directors Guild of America), autre signe très encourageant pour les prochains Oscars®, car en général, ceux primés aux PGA et aux DGA, le sont également par la prestigieuse l'Académie. Depuis la création des PGA Awards en 1948, cela ne s'est pas produit que seulement 6 fois.

Michel Hazanavicius, qui a reçu le prix des mains de Tom Hooper,
qui avait été primé l'année dernière pour sa réalisation de The King's Speech.

Le film a inauguré les nouvelles catégories internationales de l’Australian Academy of Cinema and Television (AACTA), en étant nominé dans quatre sur cinq de ces catégories. La cérémonie aura lieu le 31, mais les prix internationaux ont déjà été remis à Los Angeles le 27 janvier dernier. Et The Artist a encore reçu les prix Meilleur Film, Meilleur Réalisateur et Meilleur Acteur (ci-dessous).


Nous avons également le Syndicat des Acteurs Hollywoodien (la SAG : Screen Actors Guild) qui y va aussi de ses nominations : les éternels Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice dans un second rôle pour Bérénice Bejo, auxquels s'ajoute Meilleur Casting. La cérémonie, qui a eu lieu ce dimanche a consacré de nouveau Mister Jean Dujardin, encore une fois au nez et à la barbe de Georges Clooney. Hell YEHHHHHHH!!!!!! Ce fut le seul prix pour le film, mais en même temps c'est le seul qui compte pour moi donc YES.


En bonus, voici la réaction de Jean quand on lui parle de sa grande chance de gagner l'Oscar®, à la suite de sa victoire aux SAG. C'est du 100% Dujardin comme on l'aime.



Enfin, certaines cérémonies n'auront lieu qu'en février prochain. Tout d'abord nos Césars français le 24 février : Meilleur film et Meilleur réalisateurpour Michel Hazanavicius, Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice pour Bérénice Bejo, Meilleur scénario original, Meilleure musique originale pour Ludovic Bource, Meilleur Montage pour Anne-Sophie Bion et Michel Hazanavicius, Meilleurs Costumes pour Mark Bridges, Meilleurs décors pour Laurence Bennett, Meilleurs costumes et Meilleur montage. Le film est coiffé au poteau par Polisse qui a eu 13 nominations. On retrouve également le succès de l'année 2011 du box-office français Intouchables avec 8 nominations, qui prouve que succès et distinctions par les paires peuvent faire bon ménage. Deux films que je n'ai pas encore eu la chance de voir ici au Québec, mais qu'il me tarde plus que jamais. Enfin, à noter également que La Guerre est déclarée a obtenu 6 nominations.

Puis, retour à LA le lendemain pour les Films Independent Spirit Awards, qui s'intéressent comme leur nom l'indique aux films indépendants, y vont également de leurs nominations : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur, Meilleur scénario original, mais aussi Meilleure Photographie. Ce que je note avec plaisir en voyant la liste complète des nominations, c'est la présence du film DRIVE qui a été beaucoup trop boudé dans les autres compétitions majeures. J'ai hâte notamment de voir s'affronter Ryan Gosling et Jean Dujardin dans la catégorie du Meilleur Acteur. Pour moi les deux méritent ce prix car ils ont su faire passer des émotions incroyables et ce avec une absence totale de mot. On parle beaucoup (trop?!?) de la performance muette de Jean, en oubliant combien mister Ryan dit si peu de choses dans son rôle du driver et pourtant il n'a jamais été (à mon sens) aussi expressif de sa carrière.

Et enfin le 26 février, mais non des moindres : les fameux Oscars®. Le film a reçu, sans surprise, 10 nominations (juste derrière Hugo de Martin Scorsese, 11) dont : Meilleur film, Meilleur réalisateur, Meilleur acteur pour Jean Dujardin, Meilleure actrice dans un second rôle pour Bérénice Bejo, Meilleur scénario original, Meilleure musique, Meilleure photographie, Meilleurs décors, Meilleurs costumes et Meilleur montage.

Ces trois cérémonies feront très certainement l'objet d'un nouveau post ici, même, surtout si comme je le pronostique Jean Dujardin remportera la précieuse statuette française et enfin la tant convoité américaine. Personnellement, retour en 2008, j'étais persuadé de la victoire de Marion Cotillard aux Oscars®, qui faisait pourtant office d'outsider à l'époque. Et bien j'ai de nouveau le même sentiment concernant Jean. Certes Georges Clooney est le chouchou d'Hollywood, mais Dujardin a su renvoyer avec son rôle une image pleine de nostalgie de la belle époque du cinéma. Sans parler de son cabotinage, son accent français, sa difficulté à parler anglais, sa sincérité, son émotion, ses mimics faciales et ses quelques mots de français qui vous touchent au cœur à chaque fois. Hollywood aime découvrir de "nouveaux" talents et Jean ne dérogera pas à la règle. De plus il apporte de la fraîcheur à tout ce petit monde, et cela fait un bien fou. Preuve, comme dans le film, que nous n'avons pas toujours besoin de mots pour faire passer de l'émotion. On se retrouve fin février, pour voir si j'avais raison.

lundi 16 janvier 2012

Golden Globes 2012, le sacre hollywoodien de Jean Dujardin

J'aime regardé les cérémonies de récompenses américaines, de préférence en direct, particulièrement les Oscars® et depuis l'année dernière également les Golden Globes® (voir ici ce que j'en pensais). Sauf que cette année, GRAND CHANGEMENT, je n'ai plus a veiller jusqu'aux premières lueurs du jour, car vivant à Montréal j'ai pu suivre l'émission à son heure normale de diffusion. À savoir 20H. Contrairement à l'année dernière, les nombreuses pubs ne m'ont pas dérangées. C'était au contraire l'occasion d'aller me ravitailler au frigo (heure du repas oblige) ou d'aller assouvir l'appel de dame nature. Par contre, la publicité pour l'église de Scientologie surprend et fait peur. À l'image de ceux qui ont pignon sur rue ici au Canada, comme aux USA, où cette "organisation" n'est pas considéré comme une secte.
Pour en revenir à la cérémonie, je n'avais pas de réelles attentes et peu de prix pour lesquels je tremblais d'impatience à part ceux concernant The Artist (qui continue son hallucinante carrière outre Atlantique) et le casting de The Help (Octavia Spencer en tête, mais aussi la caméléon de 2011 : Jessica Chastain).
Trois heures de cérémonie, entre coupé toutes les 15 minutes de publicités, c'est long. Là où les invités peuvent noyer leur patience dans l'alcool et la bonne boufe, le spectateur doit faire preuve d'une patience sans vergogne. Heureusement il y a quelques moments qui viennent illuminés la cérémonie :

- Le discours/monologue d'ouverture de Ricky Gervais qui présente de nouveau la cérémonie malgré certains propos tenus l'année dernière. La Hollywood Foreign Press Association et Johnny Depp/The Tourist en prennent de nouveau pour leur grade, mais aussi NBC (le diffuseur du programme), les Golden Globes® eux-même, Eddie Murphy, Mel Gibson, The Beaver de Jodie Foster, la mode des divorces hollywoodien, Justin Bieber, Helen Mirren.
Hélas, j'ai le sentiments que les apparitions du comique anglais ont été encore plus rares que l'année dernière, et qu'elles ont quelque peu perdues de leur mordant.



- La "massive erection" de Seth Rogen, à devoir présenté aux côtés de Kate Beckinsale le prix de Meilleure Actrice dans une Comédie/Comédie musicale. Et la réaction toute naturellement surprise de l'intéressé, sans oublier les rires du public.


- Le couple Felicity Huffman-William H. Macy présentant la catégorie Meilleure Actrice Second Rôle, en chanson (voir vidéo ici). Visiblement ce n'est pas la première fois qu'ils poussent la chansonnette, lors du Washington, D.C. at NARAL Pro-Choice America's Luncheon en février 2011.


-Les apparitions de Jake Gyllenhaal ou Bradley Cooper qui sont un vrai plaisir des yeux. Yumiesss
-Le discours de remerciements d'Octavia Spencer pleins d'émotion et de spontanéité, et les réactions de la salle, notamment son amie Melissa McCarthy en pleurs, et le super enthousiasme de la table The Help. Ce prix est tout à fait mérité, et l'Oscar® se doit de suivre prochainement.



- Le speach d'Helen Mirren pour le magnifique Morgan Freeman qui recevait le Cecil B. DeMille Award, pour l'ensemble de sa carrière. L'occasion de retracer en images cette dernière. La vue du film Les Évadés m'a attiré une larme. Et celle de l'acteur prenant un bain dans un cercueil beaucoup rire.
- George Clooney remerciant Michael Fassbender pour avoir assurer le quota de nudité cette année avec Shame.
- Robert Downey Jr., égale à lui-même, nous présente The Artist.
- Les remerciements de Michelle Williams, mignonne tout plein, qui m'a attiré une petite larme.

- La très plantureuse Sofia Vergara remerciant en espagnol pour le prix de Meilleure Série Comique attribué à Modern Family. Même si je n'ai jamais regardé le show et que le surjeu de la mama hispanique a le don de m'énerver, ici cela m'a fait beaucoup rire. Surtout la traduction en parallèle en anglais du créateur/producteur exécutif Steven Levitan, qui n'avait rien à voir.
- Et enfin, mais non des moindre, parce que c'est un film que j'ai adoré et parce qu'il est français donc il ne devait pas faire partie de la sélection : The Artist, qui a reçu les prix de Meilleur Film Comédie (moment très touchant lorsque le producteur Thomas Langmann, fils du défunt cinéaste Claude Berri, rend hommage à son père) et Meilleure Musique pour Ludovic Bource.
Mais c'est particulièrement le prix du Meilleur Acteur d'une Comédie remis à Jean Dujardin que j'attendais le plus. Une petite pensée à ma sœur qui l'adore et à qui j'ai envoyé un texto dans la minute (même si je sais qu'elle dormait). Il est vraiment impressionnant. Que de chemin parcouru depuis les Nous C Nous et Un gars, Une fille. Et que de charme. Je crois que plus il vieillit, plus il devient irrésistible. Son bagout, son charme, son humour, son insolence me font de plus en plus penser à George Clooney. Rien d'étonnant que ce dernier, et son film The Descendants, soient les principaux adversaires de Jean et de The Artist. Affaire à suivre fin février prochain avec les Oscars®, si le film français est tout de fois nominé. Quatre ans après, je ne peux m'empêcher de penser (tout aussi fort qu'à l'époque) que monsieur Dujardin va marcher sur les traces de Marion Cotillard. Oui son anglais est plus qu'approximatif, mais son charme et son humour font le travail magistralement. Et quand bien même, son interprète n'est jamais loin, comme la deuxième vidéo ci-dessous le montre si bien.



lundi 2 janvier 2012

L'amour dure trois ans, avec Miss Bourgoin


Décidément, alors que Un heureux événement avait déjà attiré mon attention, voici que Miss Bourgoin remet ça avec le film de Beigbeder. Elle me fait rire, je la trouve irrésistible. Visiblement les critiques de spectateurs ne sont pas tendres, mais je laisserais une chance au film. Enfin s'il arrive un jour jusqu'au Québec, parce que pour le précédent, j'attend toujours et il ne devrait visiblement arrivé qu'en mars. Patience, il faut s'appeler patience. Nous avions eu bien plus de chance avec un autre film français, La Guerre est déclarée, qui est arrivé ici en octobre.



Et puis autre chose que j'adore dans ces films français, c'est comment les héroïnes arrivent à s'entourer de partenaires masculin des plus charmant. Que ce soit Jérémie Elkaïm dans le film de/avec Valérie Donzelli, ou chez Louise, le craquant Pio Marmai dans Un heureux événement, et ici Gaspard Proust, mais aussi Joey Starr et Jonathan Lambert que j'adore respectivement depuis Le Bal des actrices (en attendant de voir Police l'année prochaine) pour le premier, et ses sketchs chez Requier pour le deuxième. Sans oublier Nicolas Bedos, que j'ai découvert via sa rubrique La semaine mythomane dans l'émission Semaine critique ! présentée par Franz-Olivier Giesbert tous les vendredi soirs sur France 2 l'année dernière. C'est bien simple, sa verve des plus acérés était aussi diabolique qu'aphrodisiaque au possible. Ces foutus yeux de séducteurs. Ici, il joue le cocu au "micro pénis". Cela promet donc d'être intéressant.

jeudi 15 décembre 2011

The Artist - My Review émerveillée devant tant de poésie


Décidément ces derniers temps, le cinéma aime rendre hommage à ses prédécesseurs. Que ce soit cet été, avec le film de J.J. Abrams Super 8. Ou récemment Hugo de Martin Scorcese, qui est un hommage à la naissance du 7e art et plus particulièrement au travail de Mélies, tout ceci en utilisant la 3D (brillamment) pour faire le parallèle entre les innovations de l'époque et celle d'aujourd'hui. Ensuite avec The Artist, de Michel Hazanavicius (le réalisateur des deux OSS 117), avec son duo de choc favori Jean Dujardin et Bérénice Bejo (sa compagne dans la vie). C'est un hommage aux films noir & blanc hollywoodien des années 20-30, bourré de clins d'oeil et servi par un casting royal. Au détour de chaque scène vous reconnaissez un acteur ou une actrice américaine, plus ou moins connu : John Goodman (Al Zimmer, le producteur), James Cromwell (Clifton, le fidèle chauffeur), Penelope Ann Miller (Doris, la femme de Valentin), Missi Pyle (Constance, la co-héroïne de Valentin), Beth Grant (la domestique de Peppy), Joel Murray (le policier qui sauve Valentin), Malcolm McDowell (un acteur que Peppy rencontre lors de sa première audition)...


Tantôt vous riez aux pitreries du héros Georges Valentin, tantôt vous pleurez en regardant sa lente chute. Jean Dujardin est magistral, mais comme il l'est toujours. Il montre encore une fois combien il peut tout faire. Son visage ultra-mobile est plus qu'utile pour interpréter cet acteur de muet. Pas besoin de paroles, son visage et même son corps entier sont un roman à ciel ouvert qu'il nous prend plaisir à découvrir page après page. Il nous charme, nous amuse, nous fait rire et pleurer. Et son duo avec le chient est royal. Mais en même temps, Jean Dujardin ne m'a pas surpris. Et ce n'est pas une critique, c'est juste qu'il avait juste déjà tout ça en lui. Nous en avions découvert, par petite touche, au fil de ces diverses expériences, que ce soit au cinéma, à la télévision, ou au théâtre. C'est un acteur caméléon qui ne s'enferme pas dans une case, et prend perpétuellement des risques. Chose hélas de plus en plus rare. The Artist en était un de plus et on ne peut que le remercier d'avoir relever ce défis. Je suis rarement impressionné par les acteurs (et le cinéma) français mais force est de constater que Jean Dujardin fera dorénavant partie de mon TOP d'acteurs incontournables, majoritairement américain-anglais-canadien. Je soutiendrais ainsi ma soeur qui l'adore depuis l'époque de Un gars, Une fille, pour le plus grand malheur de son copain, qui le trouve trop maintream/populaire. Je crois qu'avec The Artist, il va définitivement devoir revoir sa copie.


En face Bérénice Bejo, avec son petit couvre chef toujours visé sur la tête, est vraiment irrésistible et pleine de talent. Elle sait se montrer drôle, touchante et aligner les pas de danse avec une facilité déconcertante dans ce rôle de jeune première qui lui va comme un gant. Le duo qu'elle forme à l'écran avec Jean Dujardin est toujours un bonheur à voir et ce depuis OSS 17. C'est deux-là s'adorent et cela transparaît à l'écran. Ils prennent plaisir à jouer et nous à regarder. On se prend d'amour pour ce couple qui se cherche et se perd tout au long du film, en ayant peur de ne jamais les voir atteindre le bonheur. Du mélo dans son art le plus pure. Le meilleur exemple de la complicité entre ces deux acteurs, c'est la longue scène de claquettes finale en un seul plan.


La bande originale de Ludovic Bource est tout aussi royale et porte à merveille le casting et l'intrigue, remplissant les silences laissé par le muet. Je pense notamment au morceau Waltz For Peppy que l'on pouvait retrouver dans la bande annonce : magnifique.


Pour pallier l'absence de son, l'image doit décupler son pouvoir, se montrer d'autant plus symbolique, rivalisant de trucs et astuces si simples en apparences mais qui ajoutent à la magie du film. Je pense notamment à la scène où Peppy enfile le costume de Valentin, s'imaginant dans ses bras, à celle de Valentin face à une vitrine admirant un smoking, ou encore lorsqu'il regarde chez lui les vestiges de sa gloire sur grand écran et observe impuissant sa propre ombre lui faire faux bon, le cauchemar sonore qui nous surprend au même titre que le héros, mais aussi la scène où il découvre ses affaires stockées chez Peppy avec le montage qui s'acharne sur l'horloge avec les singes sculptés qui personnifie parfaitement le ressenti intérieur du héros à ce moment précis, etc... D'ailleurs grand travail du directeur de la photographie Guillaume Schiffman qui a su faire des merveilles des contraintes qu'imposait le format du film. Que ce soit avec les lumières, mais aussi les nuances de noir et blanc, qui tendent vers le gris à mesure que le héros sombre dans l'anonymat (du muet que plus personne n'entend), en opposition à l'entrée dans la lumière (du parlant) de l'héroïne.

Jean Dujardin et Guillaume Schiffman.

Et enfin, grand BRAVO à Michel Hazanavicius qui a eu cette idée de film muet et est allé au bout de son projet, alors même qu'Avatar battait son plein dans les salles. Il s'est documenté jusqu'à l'overdose pour connaître son sujet sur le bout des doigts. Ce sont les films de Murnau (notamment L'Aurore et City Girl, Our Daily Bread), ceux de Frank Borzage, La Foule de King Vidor, les films de Chaplin, les Fritz Lang (je pense notamment à Metropolis, un autre muet absolument passionnant), ceux de Von Stroheim, L'Inconnu de Tod Browning, etc... qui ont inspiré le réalisateur (selon ses propres dires) lors de l'écriture, et qu'il a montré comme références aux acteurs et à l'équipe. Autant de films qui mériteraient qu'on s'y intéresse.

Jean Dujardin et Michel Hazanavicius.

Et n'oublions pas Jack le petit chien (Uggy de son vrai nom) qui a lui aussi été primé à Cannes avec la Palm Dog. Il est le parfait compagnon de Valentin durant tout le film. Son duo avec Dujardin est des plus drôle, tellement ces deux-là sont complices. Il me ferait presque aimé les chiens, c'est dire.


Je vous conseille grandement la lecture du dossier de presse du film, via le site de la WarnerBros, ici qui vous permet d'apprendre pleins de choses sur sa conception et ses origines. Notamment qu'il fut tourné en couleurs, que Michel Hazanavicius a regardé plus de 300 films en amont, les contraintes qu'implique le tournage au format 1.33, l'enthousiasme des gens à Hollywood pour ce film hommage à leur histoire fait par "un espèce de fou de français dans un format qui n'existe plus", etc...
CONCLUSION : Tout dans ce film respire la beauté et la perfection : de l'affiche, en passant par la lumière, la photographie, les acteurs, la réalisation, la musique. Les deux français Jean Dujardin et Bérénice Bejo et incarnent en silence magnifiquement leur personnage respectif, tantôt dans les rires, tantôt dans les larmes, sans oublier les claquettes. Ils livrent un jeu des plus complet, à l'image des acteurs de l'époque dont le film est un brillant hommage. Ils méritent amplement toutes les nominations et prix qu'ils puissent recevoir. Pour compléter le tableau, ils sont plus que bien entouré par un casting de seconds rôles hollywoodiens qui ajoute au cachet du film. L'un de mes coups de cœur de l'année 2011. Vous le retrouverez définitivement dans mon TOP10.