dimanche 5 juin 2011

X-Men, First Class - My Review


Synopsis (AlloCiné) : Avant que les mutants n’aient révélé leur existence au monde, et avant que Charles Xavier et Erik Lehnsherr ne deviennent le Professeur X et Magneto, ils n’étaient encore que deux jeunes hommes découvrant leurs pouvoirs pour la première fois. Avant de devenir les pires ennemis, ils étaient encore amis, et travaillaient avec d’autres mutants pour empêcher la destruction du monde, l’Armageddon. Au cours de cette opération, le conflit naissant entre les deux hommes s’accentua, et la guerre éternelle entre la Confrérie de Magneto et les X-Men du Professeur X éclata...
X-Men : le commencement nous entraîne aux origines de la saga X-Men, révélant une histoire secrète autour des événements majeurs du XXe siècle.


Cela faisait quelque temps déjà que j'attendais de pouvoir enfin découvrir ce film en fan de X-Men que je suis. Tout d'abord, l'idée d'un reboot me semblait ridicule, mais la vue du casting engagé ainsi que le réalisateur (Matthew Vaughn, à l'initiative du génial Kick-Ass) et producteur (Bryan Singer, qui avait réalisé les deux premiers films de la précédente saga) ont plus que titillés mon intérêt. J'ai d'ailleurs partagé ici avec vous à plusieurs reprises ici, ou .


Après le visionnage, je reste mitigé. Le casting reste la grande force de ce film. James McAvoy et Michael Fassbender sont deux excellents choix pour interpréter les mythiques Professor Xavier et Erik/Magneto. Ils sont toujours à tomber à la renverse. McAvoy dégage comme toujours ce mélange de nonchalance et de culot qui vont à merveille pour la version jeune de Xavier. C'est intéressant de découvrir que sous la carapace asexué du professeur en fauteuil se cache un jeune homme plein de bagout et de... cheveux. Mon dieu, ce que j'aime toujours autant (entre autre choses) les cheveux de ce cher écossais, que je n'avais pas vue au cinéma depuisAtonement avec Keira Knightley. Ce petit bonhomme de 32 est toujours aussi charismatique et c'est comme si le temps n'avait pas d'emprise sur lui. Il a ce visage/regard qui a toujours quelque chose d'enfantin et d'espiègle.


Quant à Michael Fassbender, il est toujours aussi magnétique. Ce regard, ce sourire vous hypnotisent. Pas étonnant qu'il fût choisi pour incarner Erik Lehnsherr/Magneto. L'irlando-germanique de 34 ans est tantôt touchant, tantôt dure et charismatique. On ne peut détester le personnage quand on voit ce à quoi il a dû faire face enfant. Sa vengeance est compréhensible et Fassbender a su apporter la finesse nécessaire pour le dépeindre.


January Jones s'en ai beaucoup mieux sortie que la bande annonce ne le laissait présager même si son costume reste toujours aussi ridicule sur grand écran.


C'est également l'occasion de revoir au cinéma Kevin Bacon qui sonne décidément son retour cette année, avec également une rom-com Crazy, Stupid, Love (avec Steve Carell, Ryan Gosling, Julianne Moore, Emma Stone et Marisa Tomei).
Le personnage d'humaine agent secret Rose Byrne manque de consistante. Elle fait un peu pâle figure face au reste. Nicholas Hoult, dont je suis loin d'être fan, sait se montrer (pour une fois) attachant. Son personnage fait partie, avec Mystic, des jeunes x-men qui bénéficie du plus de temps face caméra ce qui permet à son perso un meilleur approfondissement. Ce qui est loin d'être le cas des personnages d'Angel et Darwin. D'ailleurs la scène de la mort de ce dernier est loin d'émouvoir pour la simple et bonne raison que les scénaristes ne nous ont pas donné suffisamment à nous mettre sous la dent pour ressentir une quelconque empathie. Je préfère définitivement Edi Gathegi dans son rôle de Laurent dans les deux premiers Twilight.


Au final, la grande force du film est donc son duo principal, sorte de bromance à son paroxysme. Ces deux hommes s'aiment, fraternellement parlant, et c'est très beau à voir. Les meilleurs moment du films sont quand ils parent à la recherche des jeunes x-men. Le clin d'oeil de Wolverine est aussi surprenant que savoureux. Sa réplique "Allez vous faire enculer" retranscrit bien le personnage. Autre apparition, celle de Rebecca Romijn entre deux transformations de la Mystique de Jennifer Lawrence est agréable. L'actrice est vraiment toujours aussi belle.
Par contre, quelque peu déçue de l'histoire globale. Sans parler de l'atmosphère des 60's que je n'ai pas ressenti plus que ça. Certains effets spéciaux sont un peu limites, mais beaucoup mieux que j'aurais cru, vue certains bruits de couloir que j'avais entendu. Le début de l'histoire met du temps à se mettre en place, le temps que tous les personnages soient réunis.
Par contre, j'en attendais plus de Matthew Vaughn, après la claque monumentale qu'il nous a mis l'année dernière avec Kick-Ass, qui est à ce jour pour moi l'une des meilleures adaptations de comics. Ici, il n'a pas laissé d'empreinte significative. C'est un film de studio, et c'est tout. Après, il faut néanmoins se montrer concilient quand on voit le peu de temps qu'il a eu pour boucler ce film. Je n'imagine pas le degré de pression de la part des studios qu'il a du supporter. Chapeau bas. Idem pour les acteurs. Si suite il y a, j'irais néanmoins le voir, pour le plaisir du casting.

Aucun commentaire: