dimanche 11 avril 2010

Engrenages au Festival Séries Mania : projection des deux premiers épisodes de la 3e Saison


Vendredi 9 avril, 20h30 au Forum des Images aux Halles à Paris, salle 500, durant la première édition du Festival Séries Mania. Et oui il n'y a pas que les Festivals dédiés au cinéma. Dorénavant les séries, de plus en plus présentes dans notre quotidien, ont aussi droit à leur festival. Et ne croyez pas que seules les productions américaines étaient à l'honneur mais aussi d'autres venant de Grande Bretagne (Skins - saison 3, Misfits...) et dans le cas qui nous intéresse, COCORICCO, de France.
Engrenages est une production Canal+ et Son et lumière dont la troisième saison, composée pour la première fois de 12 épisodes, sera diffusée en mai prochain sur la chaîne cryptée.
Je possède déjà les deux premières saisons en DVD et je crois qu'il en sera de même de cette dernière au vue de la qualité des scénarios et des acteurs toujours au top dans les deux premiers épisodes que nous avons pu découvrir.

Histoire de nous faire patienter dans la file d'attente, l'équipe du Festival ou de Canal +, nous a préparé une petite surprise...
Un carnet de notes estampillé Canal+, "Création originale". Cela me rappel les spots pub, haut en couleur, pour la chaîne et notamment le dernier en date mettant en avant ses scénaristes pour les séries Mafiosa, Carlos, Braquo, Pigalle la nuit et bien sûr Engrenages.
Surprise à l'entrée dans la salle, beaucoup plus grande que je n'aurais pensé de prime abord.
La soirée fut animée par Guillaume Regourd du magazine Générique(s) et un responsable du Festival Séries Mania (ci-dessus).
Étaient aussi présents les représentants de la chaîne Canal + (ci dessus) accompagnés de tout le casting. Un beaux cadeau, en plus de la projection, pour les fans que nous sommes.

Pendant environ une heure, ils ont répondu tout d'abord aux questions du journaliste Guillaume Regourd puis à celles du public. Voici quelques extraits que j'ai filmé avec mon appareil photo numérique, ce qui explique la faible qualité mais donne une idée de l'ambiance. N'hésitez pas à monter le son pour entendre quelque chose.







Pour découvrir le bilan de ce premier Festival Séries Mania et connaître le nombre de spectateurs présents, allez faire un tour sur le site de Canal+. Sinon, deux cours teasers promotionnels :


Engrenages - saison 3 - teaser Joséphine


Engrenages - saison 3 - teaser Pierre

La promotion française de Kick-Ass passe au niveau supérieur


En chemin pour mon "week-end parisien", j'ai découvert en gare de Rennes différentes affiches faisant la promotion de Kick-Ass qui sort le 21 avril, enfin, en France. Chaque poster représente les personnages clés du film : Kick-Ass, Hit-Girl, Red Mist et Big Daddy (Nicolas Cage). Tous affichent la critique élogieuse, à juste titre, du magazine PREMIERE : "Cool, insolent, pop, subversif." ***

Hit-Girl
Kick-Ass
Red Mist
Big Daddy

mercredi 7 avril 2010

Chuck season 3: It's AWESOME!!


Je vous ai déjà de cette série sur un geek, espion pour le gouvernement à ses heures perdus quand il ne travail pas au BuyMore et notamment de l'arrivée de la saison 3 en janvier dernier, littéralement sortie d'outre tombe grâce à la mobilisation mondiale des fans (dont j'avais d'ailleurs pris part à mon échelle, modestement) sans précédant. Vous pouvez découvrir ici le générique graphique qui est une des nombreuses raisons pour lesquelles j'ai craqué pour ce show.

Remake de la photo de guerre Raising the Flag on Iwo Jima.
Le duo Jeffster en plein show.

Lundi soir était diffusé le 13e épisode (qui devait à la base servir de conclusion) de cette saison 3 qui dépasse décidément toutes nos attentes les plus folles (la meilleure depuis le début de la série). Aux vues des premiers résultats d'audience, la chaîne NBC a même commandé 6 épisodes supplémentaires, pour notre plus grand bonheur. Il ne nous reste donc plus qu'à patienter trois semaines pour voir la suite. Et il faut dire que la barre a été mise très haute avec le 13e qui s'achève dans notre bonne vieille capitale et voit concrétiser deux attentes majeures à propos de notre Chuck préféré.


Cette série est vraiment ma petite pilule du bonheur de la semaine, bien plus efficace que les sitcoms qui fortes de leur succès s'assoient sur leurs acquis (The Big Bang Theory, c'est à toi que je parle!). Et pour cause, Chuck revient de très loin. Au bord de l'annulation l'année dernière, elle fut sauver grâce à un noyau de fans importants et donne donc le meilleur d'elle même cette année. Une chose est sûre, cela valait la peine de cette battu car cette saison 3 avec le Chuck 2.0 est au delà de tout ce que je pouvais espérer pour le futur de son héros. C'est un bonheur de retrouver ce casting génial qui se donne à fond et cela se voit. Ils ont vraiment tous un talent comique indéniable (n'oublions pas qu'il est plus difficile de faire rire que pleurer) et savent jouer avec leur personnage et les clichés qu'ils peuvent véhiculer (Captain Awesome par exemple). Chuck devient un espion à part entière et doit gérer avec sa double vie qui prends de plus en plus le pas sur sur l'autre avec notamment certains proches qui découvre son secret. C'est d'ailleurs absolument savoureux, surtout toute l'idée de la Team Bartowski qui ce créer. J'adore. Je veux en être ! De plus, les créateurs de la série jouent de plus en plus avec la mythologie de la série et des personnages : la Buy-Moria, le duo de rockeurs Jeffster, Chuck maîtrisant de mieux en mieux l'Intersect...
J'avais juste envie de vous faire partager mon amour pour cette série. Si vous n'avez pas encore succombé à cette série, n'attendez plus mais attention No more Mr. nice spy. Vous êtes prévenu.

mardi 6 avril 2010

Glee is back le 13 avril prochain

Alors même que le casting à chanté à la Maison Blanche à l'occasion de Pâques dimanche dernier, voici un petit florilège des derniers spots promotionnels mis en place pour promouvoir le retour imminent de la série (dont je vous ai déjà parlé à de NOMBREUSES reprises. Tapez "glee" dans le rectangle rechercher, colonne de droite) sur la FOX mardi prochain. Cela apportera un peu de légèreté et de bonne humeur à la TV à tendance un peu trop tristouille.







lundi 5 avril 2010

MacGyver : mon amoureux de mes jeunes années

Séquence émotion, aujourd'hui je suis tombé sur une rediffusion de la série culte MacGyver sur TMC. Alors qu'il y a quelque jours je me disais justement que cela faisait bien longtemps que TF1 ne nous en avait pas proposée une énième diffusion. Heureusement la TNT est là. Sérieusement, je vénérais ce mec et je lui dois d'avoir pu m'échapper de ma chambre une fois que j'y avais été enfermée à double tour. Pas plus simple, le truc de la carte que vous fait glisser sous la porte, faîtes tomber la clé dessus, attirez le tout et le tour est joué ! Le seul tour made in MacGyver que j'ai jamais pu réaliser. J'en étais tellement fière que j'ai foncé trouver ma mère pour lui montrer mon exploit. Résultat, la fois suivante elle enleva la clef de la serrure...

Cela me permet enfin de caser sur mon blog cette petite trouvaille faite le mois dernier lors de mes longs surfs webbiens via le flikr de arkangel, un espagnol (voir son blog) où il explique que c'est un ami à lui qui l'a crée de toute pièce grâce à Photoshop et un peu de matériel dont bien sûr le fameux trombone.


Car visiblement la Multitool MacGyver serait un canular datant de 1992. Dommage. Néanmoins la société de merchandising Brésilienne Glasslite possédait réellement la licence des jouets MacGyver. Elle a commercialisé en 1993 une série de jouets tels une figurine (ci-dessous), des véhicules et même le super canif du héros.


Il existe même une figurine Magnum accompagnée de sa Ferrari rouge éditée en 1981 par la marque LJN... Collector. J'étais également fan du moustachu aux chemises hawaïennes. Une autre époque !

Remember Me - My Review


Synopsis
(
AlloCiné) :
Tyler est un jeune new-yorkais de 22 ans en rébellion contre son père (Pierce Brosnan) suite à un drame familial. Après une altercation avec un policier, il décide de se venger en séduisant la fille de celui-ci. Mais Ally se révèle être une jeune fille fragile et imprévisible dont il va tomber amoureux. Ce qui ne devait être qu'une plaisanterie cruelle se transforme vite en une histoire qui les marquera à jamais...


Tout d'abord, ne vous fiez pas au synopsis qui ne montre qu'une facette de l'histoire, et pas la plus importante. En fait le film traîte plus de la perte et de comment chacun tente de vivre avec au quotidien. En effet le frère aîné de Tyler (Robert Pattinson) s'est suicidé et la mère d'Ally (Emilie de Ravin, Claire dans LOST) a été assassinée sous ses yeux alors qu'elle n'était encore qu'une enfant. C'est d'ailleurs l'objet de la scène d'ouverture, brutale, qui vous fait comprendre que vous ne regardez pas une énième comédie romantique portraiturant des adulescents qui se cherchent au sens propre comme au sens figuré dans NYC.
Certains diront que le film ne peut s'empêcher d'éculer certains clichés propre à son "genre". Moi je dirais au contraire qu'il sait s'en éloigner et ne regroupe pas les deux héros de façon convenu comme nous avons l'habitude de le voir sur grand écran. Il sonne vrai.
Les acteurs sont tous très bons et touchants à leur manière. Ruby Jerins qui joue la petite sœur de Pattinson est excellente et adorable. Elle me fait penser à Chloe Moretz (actuellement dans Kick-Ass) dans 500 Days of Summer, dans la relation frère-sœur.
Emilie de Ravin donne bien le change face à Pattinson et rend ce couple plus réel. Les deux acteurs/personnages se complètent.


Le film est vendu sur la toute nouvelle notoriété de son lead-in masculin en la personne de Pattinson, auréolé du succès en salle (inversement proportionnel à la médisance des critiques) de la saga Twilight qui a relancé le vampire style un peu partout (tv, ciné, livres). Hors pour ceux comme moi qui ont eu l'occasion de le voir dans ces films et ont constaté sa façon de jouer passivo-dépressive (surtout dans le deux) et qui seraient tenté de passer leur chemin : n'en faîtes rien. Moi aussi je commençais réellement à douter de ces talents d'acteur après l'avoir vue dans New Moon, mais force est de constater que ce n'est pas la faute de Robert Pattinson mais plutôt de l'énervant Edward Cullen. Car ici, il nous montre un tout autre jeu, une autre facette de sa personnalité que ce soit dans la gestuelle, les gimmicks et la façon de retranscrire les différentes émotions par lesquelles passe le héros.
Il s'était engagé dans ce projet juste avant le tournage du premier Twilight et malgré le succès du film il a tenu ses engagements et tourné Remember Me alors que la folie mondiale s'abattait sur lui, allant même jusqu'à s'investir financièrement en devenant Producteur Exécutif. Ce qui est plutôt rare à Hollywood, car généralement l'agent rappel le réalisateur pour lui signifier que "son" acteur, devenu célèbre, est dorénavant over-booké et/ou trop cher pour eux. Ce qui en dit long sur le jeune homme de bientôt 24 ans.

Charles Hawkins (Pierce Brosnan) et Diane Hirsch (Lena Olin), parents de Tyler
et Caroline dont le mariage n'a pas survécu à la mort de leur fils aîné.

Le Sergent Neil Craig (Chris Cooper) et sa fille Ally (Emilie de Ravin).

Mais comme je le disais auparavant, le reste du casting n'est pas en reste non plus. Pierce Brosnan, et Chris Cooper dans les rôles difficiles des pères de famille qui ne comprennent pas leur progéniture s'en sortent plutôt bien et arrivent à faire exister leur personnage malgré leur plus faible temps à l'écran. Tout deux noient leur peine dans le travail au détriment des enfants ce qui dans le cas du père de Tyler est la raison de nombreux conflits entre eux, principalement due au fait qu'il ne s'intéresse plus à ces enfants et en particulier à sa fille Caroline (Ruby Jerins) qui le vit très mal. La jeune fille est juste, toute en nuance et finesse. Les scènes réunissant le frère et la sœur sont mes moment préférés. La façon qu'il a de veiller sur elle envers et contre tout, que ce soit face aux filles de son école ou leur père, parfois dans des scènes à fleur de peau mais sans pour autant être excessivf. Cela nous change des histoires habituelles où le grand frère n'en a que faire de la plus jeune. Ici le deuil les a rapproché, ayant changer le schéma familial, c'est lui dorénavant l'aîné, le modèle. S'il entre en conflit avec son père, ce n'est pas par désir de le pousser à bout, comme pourrait le laisser entendre la bande annonce mais toujours dans un soucis de veiller sur les trois femmes chères à son cœur.


Autre personnage plus intéressant que l'on ne pourrait le penser, l'ami/coloc de Tyler, Aidan Hall (Tate Ellington) par qui viennent généralement les ennuis qui conduira le héros a rencontrer son "héroïne". Aidan apporte un peu de légèreté à l'histoire et aux personnages qui l'entourent, permettant à Pattinson de nous montrer une facette plus comique du personnage. Comme pour les autres membres du cast Tate Ellington apporte quelque chose en plus à son personnage, ainsi qu'à son amitié avec Tyler, qui le rend plus vrai.


Et enfin New York, personnage non des moindres, qui nous est montré par Allen Coulter, le réalisateur, de façon différente des autres films new-yorkais habituels avec leur lot de Statue de la Liberté, pont de Brooklyn et autre Empire State Building. Ici rien d'identifiable si ce n'est la statue d'Alice in Wonderland au cœur de Central Park et l'atmosphère électrisant de la ville avec ses taxis jaunes. Ce n'est pas le New York de carte postal mais juste une ville parmi tant d'autres, bouillonnante, remplie de vie, qui doit elle aussi gérer avec sa part de deuil.

Robert Pattinson dirigé par le réalisateur
Allen Coulter (Hollywoodland, avec Ben Affleck).

Finalement une bonne surprise. Que vous aimiez Pattinson ou non, ce film peut vous plaire. Si vous espérez une énième bluette avec le bellâtre, passez votre chemin car cet acteur n'a pas l'intention de suivre le chemin tout tracé des films commerciaux et autres comédies potaches. Preuve en est, son prochain film Bel Ami (adaptation d'un des plus célèbres romans de Guy de Maupassant), tourné actuellement à Budapest aux côté d'Uma Thurman, Kristin Scott Thomas et Christina Ricci, excusez du peu.

dimanche 4 avril 2010

Shutter Island - My Review


Synopsis (AlloCiné) : En 1954, le Marshall Teddy Daniels et son coéquipier Chuck Aule sont envoyés enquêter sur l'île de Shutter Island, dans un hôpital psychiatrique où sont internés de dangereux criminels. L'une des patientes, Rachel Solando, a inexplicablement disparu. Comment la meurtrière a-t-elle pu sortir d'une cellule fermée de l'extérieur ? Le seul indice retrouvé dans la pièce est une feuille de papier sur laquelle on peut lire une suite de chiffres et de lettres sans signification apparente. Œuvre cohérente d'une malade, ou cryptogramme ?


Je viens de découvrir le dernier Martin Scorsese avec comme toujours dans le rôle titre sa muse Leonardo DiCaprio qui est vraiment un acteur qui grandit de film en film. Cependant je ne peux oublier sa performance dans leur précédente collaboration, Les infiltrés où il était absolument ÉPOUSTOUFLANT. Pour moi, sa meilleure performance, bien que celle ici présente lui permet d'aller encore plus loin et notamment dans la folie au risque de se perdre lui-même. Ce n'est pas sans me rappeler celle de Heath Ledger pour The Dark Knight, au niveau de l'abandon de l'acteur dans son rôle. C'est d'ailleurs ce dont DiCaprio parlait dans une interview, le fait de se lâcher complètement, se donner au personnage. D'habitude, il s'imposait certaines barrières (pour se préserver) mais la complexité du personnage obligeait de dépasser tout ceci.

Définitivement un grand acteur qui me fait attendre encore plus avec impatience son prochain film Inception avec un putain de casting : Marion Cottillard, Ellen Page, Cillian Murphy, Michael Caine, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe réalisé par le GRAND Christopher Nolan (entre The Dark Knight et Le Prestige, mon cœur balance). Le retournement de Paris, au sens littérale, vaut le détour.


Même si Shutter Island ne sera pas mon Scorsese préféré, cela n'en reste pas moins un film fort maîtrisé. Le maître connait son boulot : la réalisation est bien léchée, l'atmosphère musicale participe au sentiment claustrophobique du héros et nous met par moment dans un profond malaise. Dès le début à l'entré dans l'asile des deux Marshalls, le réalisateur nous met littéralement à leur place par sa façon de filmer. C'est nous les pauvres fous qui n'en sortirons jamais. La musique entonnée, martelée à cet instant est très claire sur ce point : c'est un allé simple, aucun retour ne sera permis. Enfin pour cela, faudrait-il avoir jamais quitté l'île. Comme dans Lost, il est facile d'y entrer mais pouvoir la quitter est une autre paire de manches.


L'autre point intéressant est le soucis apporté à la qualité de l'image et plus particulièrement les effets spéciaux dans les rêves du personnage de DiCaprio comme par exemple ci-dessus dans cette scène emplie de cendres macabres flottant dans l'aire. Il sert dans ses bras sa femme qu'il ne peut se résoudre à laisser partir, à la fois ruisselante d'eau et se désagrégeant en cendres entre ces bras. Ashes to ashes. Les deux réalités s'entrecroisent jusqu'à la folie pour trouver à la fin du film leur dénouement et faire ainsi la part des choses entre le réel et le reste.


Which would be worse? To live as a monster or to die as a good man.

Teddy Daniels (Leonardo DiCaprio) à Chuck Aule (Mark Ruffalo).

jeudi 1 avril 2010

Kick-Ass : la projection privée et ma review "bottage de culs"


Lundi 29 mars, 18h30, Metropolitan Filmexport, 29 rue Galilée dans le 16e à Paris avec quelques autres privilégiés j'ai pu découvrir en avant-première ce film dont je vous ai tellement parlé dernièrement. Vous pouvez d'ailleurs découvrir ci-dessous des photos prises à l'arraché avec mon téléphone portable à la sortie du film dans les locaux de la maison de production, histoire de vous donné une idée. Je sais, les images ne sont pas géniales mais cela donne déjà une idée, surtout de la salle de projection avec ses fauteuils de cuir forts confortables. Au final, je ne sais s'il y avait beaucoup de journalistes. Nous étions une quinzaine de personnes en tout et pour tout, pour la plupart des jeunes, dont certains qui visiblement avaient déjà eu l'occasion de voir le film une première fois et quelques hommes seuls (peut être les "vrais" journalistes). La silhouette féminine qui déambule devant mon objectif sur deux clichés n'est autre que Maggy, ma +1 de la soirée, fan de films de super-héros tout comme moi. Merci ma Greluche de m'avoir accompagné !



Agrandir le plan

Synopsis (AlloCiné) : Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d'incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n'a qu'un seul problème : Kick-Ass n'a pas le moindre super-pouvoir... Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais il s'associe bientôt à d'autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D'Amico, va leur donner l'occasion de montrer ce dont ils sont capables...


Je vous préviens cette critique sera longue (à la manière de celle d'Avatar) mais que voulez-vous, quand j'aime un truc je deviens très vite passionnée, à l'excès parfois. Sérieusement lisez-là jusqu'au bout, j'espère alors réussir à vous communiquer mon enthousiasme, toujours intact même après visionnage. Ce qui n'est pas une mince affaire quand on attend un film depuis si longtemps, la déception est souvent au rendez-vous. La dernière en date, Alice façon Burton, mais c'est un autre débat que nous aborderons prochainement.


Beaucoup ont comparé ce film à une sorte de Tarantino pour ados et c'est bloodyment vrai. Le réalisateur Matthew Vaughn (Layer Cake, Stardust) a d'ailleurs en commun d'avoir eu les moyens financiers (grâce à des fonds personnels et son entourage notamment Brad Pitt par le biais de sa société de production PlanB) de faire le film qu'il voulait, indépendamment des studios trop frileux qui souhaitaient changer toute l'histoire. Et cela est suffisamment rare pour le signaler. Seul une poignée de réalisateurs peuvent se permettent ce genre d'exploits.


The Dark Knight et Watchmen avaient déjà ouvert la voix au film de super héros transcendant le genre par sa noirceur et son pessimisme sur la race humaine auto-destructrice par essence, devenant même des films à part entière, sans étiquette : des petits chef-d'œuvre. Kick-Ass comme ses précurseurs, traite de super-héros sans super-pouvoirs. Certes Bruce Wayne est riche comme crésus et les Watchmen sont eux aussi plutôt bien équipés mais ils restent néanmoins humains (exception faite de Dr. Manhattan) sans aucune modification génétique quelle qu'elle soit.
Nous atteignons alors un virage dans l'histoire de l'adaptation cinématographique de comics, plus sombre, sans pour autant perdre le public en cour de route. En témoigne le phénomène The Dark Knight qui fait dores et déjà partie des plus grands succès de l'histoire du cinéma (hausse du prix du ticket de cinéma mise à part) malgré son traitement très adulte de l'histoire de Batman qui déjà à la base a toujours été plus sombre (cf le costume) et solitaire que ses autres acolytes. Le réalisateur et le casting de prestige sont bien loin des standards habituels. Nous avons alors enfin le sentiment d'être pris au sérieux, nous spectateurs aimant ce genre à part. Ce ne sont plus des films pop-corn sans fond ni forme (Les Fantastic Four, Elektra, Superman, X-Men 3...) qui ont usés le genre jusqu'à l'os, nous prenant vraiment pour des cons (avec un porte monnaie) en pensant qu'une avalanche d'effets spéciaux et des acteurs au physique (proportionnel au talent) d'un mannequin (Brandan Routh c'est à toi que je m'adresse, ex-Superman qui pollue maintenant ma série Chuck par ton incapacité évidente à savoir jouer la comédie) suffiraient à nous faire venir au cinéma.


C'est dans ce contexte que nous découvrons donc Kick-Ass et la première chose qui me vient à l'esprit est la qualité de la réalisation et du montage qui m'ont agréablement surprise. Certes nous ne pouvons éviter quelque passages à vide durant les 1h50 de film mais vue que je connaissais déjà les tenants et aboutissants de l'histoire au travers de la version papier je n'avais pas de quoi m'ennuyer. Le choix des musiques est également fort judicieux. Je pense notamment au combat final de Hit-Girl sous fond de Bad Reputation de Joan Jett qui lui sied à merveille, ou encore la reprise du thème du film 28 jours plus tard In The House - In a Heartbeat (composé par John Murphy) dans une scène incroyable de brutalité façon jeux vidéo avec les lunettes de vision nocturne. Le film n'épargne rien à l'ado en fleur : des scènes de matage de nibards/masturbations (assurant les recettes de la marque Cleanex pour longtemps) aux râteaux auprès de la gente féminine ou les après midi de folie au comics store. Les amis geek du héros ne sont pas en reste et apportent des moments très drôles et certaines répliques déjà cultes :
- I'm in love with her dude.
- She's like 10 years old.
- I don't care. I can wait. I'll stay virgin for her.


Le film traîte des super-héros et sait jouer avec les codes de la BD ou même des différentes adaptations ciné qui sont passé sous nos yeux avec plus ou moins de succès. Entre le costume de Big Daddy, copie quasi conforme de celui de Batman mais dont ils en usent et abusent dans le film créant des quiproquos qui peuvent coûter très cher. Red Mist et sa voiture qu'il a surnommé la Mist Mobile en clin d'œil à la Batmobile.
Ou encore Hit-Girl, sorte de clone de la mariée de Kill-Bill jusqu'à la pointe de ses sabres, sans parler d'une séquence flashback sur le passé du père et sa fille sous forme de comics en 2D/3D (animé par John Romita Jr., le dessinateur officiel de la version papier), d'où la référence à Mister Tarantino.
La référence à Peter Parker clamant dans Spider-Man With great powers come great responsabilities devient dans Kick-Ass From no power, come nos responsabilities. En bref on en a rien à rien et foutre et on fait comme bon nous semble... ou presque. Et c'est ce détachement qui est une véritable bouffée d'aire frais. Le héros n'essaye justement pas de devenir un héros. Il veut juste aidé son prochain, parce qu'il s'ennuie et non à cause d'un quelconque passé torturé. Il nous oblige à nous questionner sur notre façon de nous comporter dans ce genre de situation, lors de son deuxième combat alors qu'il prend la défense d'un homme seul face à trois assaillants :
- What's wrong with you? Are you crazy?
- You are three against one, they're watching without doing anything and I'm the crazy one?
Cependant, l'absence de pouvoirs fait que les coups sont beaucoup plus difficiles à supporter, sans parler des coups de couteau et autre voiture en folie. Ce qui donne droit au héros de passer par la case hôpital avec plaque métallique dans le crâne, et autre parties du corps en prime : I'm a fucking Wolverine, clin d'œil au charismatique personnage de X-Men.
Le film joue avec tous ces codes et les retourne à son avantage pour nous divertir au maximum. Et tout le monde jure comme un charretier, même la petite de 11 ans et c'est fout ce que cela peut être libérateur en accentuant le côté réaliste des personnages. Aucune difficultés pour s'identifier à eux, ils sont comme nous. Aussi paumé et destructeur qu'un humain normalement constitué peu l'être.


Pour ce qui est des acteurs : Chloe Moretz qui interprète Mindy Macready aka Hit-Girl, comme dans la BD, elle vole parfois la vedette au rôle titre. Il faut dire que l'actrice fait preuve d'une grande maturité pour son âge. Ce que l'on avait déjà pu constater dans le film 500 Days of Summer où elle était brillante en petite sœur donneuse de morale, plus adulte que tous les autres réunis.
Nicolas Cage dans le rôle de son cher père est plutôt bon, et cela est suffisamment rare pour être signalé. Il faut savoir que l'acteur, fan de comics, s'est impliqué très tôt dans le film. Son interprétation du papa quelque peu siphonné qui élève sa petite fille façon arme ultime de destruction massive est jubilatoire au même titre que son rire auquel j'adhère à chaque fois.
Mark Strong est aussi terrifiant que barge dans le rôle du parrain de la pègre locale alias Frank D'Amico qui est encore plus développé que dans la BD. Ce personnage est cent fois plus intéressant que son interprétation du bad guy dans Sherlock Holmes.
Aaron Johnson aka Kick-Ass s'en sort plutôt bien face à tout ce beau monde, mieux que je ne l'aurais pensé. Et ces amis geeks savent se montrer très drôles en peu de scènes ce qui est tout à leur honneur.
Seul bémol, la gonzesse alias love interest du héros auquel je n'ai pas réussi à adhérer. Peut être parce qu'elle est trop jolie ou tout simplement parce que contrairement au bouquin elle tombe dans les bras de Dave. J'aurais adoré qu'elle l'envoi chier dans les grande largeurs comme dans le comics. Cela aurait pour le coup été un total contre pied à ce que l'on ai habitué de voir parce que dans la vie le mec n'arrive pas toujours à avoir la fille. De plus, j'ai trouvé que les scènes "romantiques" ralentissait l'histoire et apportaient un léger côté cucul à l'intrigue. Cependant c'est vraiment pour se monter tatillon parce qu'il faut bien reconnaître que leur relation n'a rien de balades romantiques mais au contraire peu se monter très brute de décoffrage au détour des poubelles par exemple.


En bref, si vous êtes fan de la BD : bien sûr certaines choses ont changé vue que c'est la première fois qu'une adaptation d'un comics est réalisée alors même que la version papier n'en était qu'à ses premiers numéros (sur huit à l'heure actuelle). Mais rassurez vous, le scénario a été écrit en collaboration avec Mark Millar, le créateur donc parfois les changements sont pour le mieux, histoire de rendre tout ceci plus cinématographique comme par exemple les parties sanglantes de l'histoire qui ne pouvaient être aussi importante dans le film. Pour ma part certains passages papier étaient à la limite du tolérable, alors sur grand écran, non merci.
Et pour ceux qui n'ont pas lu la BD, aucune inquiétude, cela ne vous empêchera en rien d'apprécier l'histoire, les fucking words et autres giclées de sang en veux tu en voilà.
Ne boudez pas votre plaisir. Le 21 avril prochain allez voir ce film, sorte de Superbad tarantinesque. Ceux qui ont vue ce film ne peuvent avoir oublié Mc Lovin alias Christopher Mintz-Plasse qui ici interprète Chris D'Amico, plus connue de Kick-Ass sous le nom de Red Mist.


BONUS :
Après vous avoir présenté le mois dernier le poster officiel français mettant en scène Kick-Ass, voici les trois autres super-héros-sans-pouvoirs qui l'accompagnent.


Et pour finir une vidéo amateur montrant que finalement Kick-Ass ne vivrait pas à NYC mais plutôt à Berlin... See yourself.

Quote of the Day aka Citation du Jour_n°031

Some women choose to follow men,
and some women choose to follow their dreams.
If you're wondering which way to go,
remember that your career will never wake up and tell you that it doesn't love you...

Lady Gaga, sur le romantisme et sa carrière.

Alice in Wonderland by Burton ou l'arnaque 3D - My Review


Que de déception à la sortie du cinéma. Est-ce réellement un film de Tim Burton que je viens de voir ? Le génie ayant crée Edward aux mains d'argent, Mars Attacks!, Charlie et la chocolaterie, Les Noces funèbres, etc ? A-t-il vendu son âme au diable Disney alors qu'il avait claqué la porte des studios 26 ans plus tôt ? Dès le générique quelque chose sonne faux, l'apparition du logo des studios Disney en temps que producteur du plus dark des créateurs d'images. Et cette incohérence perdura durant tout le film. Je ne parle même pas du gadget 3D fait, comme beaucoup, dans le but d'engranger 2€ de plus par place. Le film n'a même pas été conçu dans ce sens et cela se vois. Que de regrets. Somme nous juste des vaches à lait bonnes à sortir notre argent durement gagné ? Il faut croire que même le plus anti-conformiste des réalisateurs peut être corrompu et cela est fort triste car il faisait partie de ces derniers bastions qui savaient encore nous faire rêver avec autre chose que tous ces "produits" stéréotypés pour public lambda.

La déception est à la hauteur de l'attente. En effet, je vous avais déjà parlé à deux reprises (ici et ) de ce film qu'il me tardait de voir pour tester de nouveaux mes lunettes 3D (made in Pathé) achetés à l'occasion de mon deuxième visionnage Avatarien. C'était ainsi l'occasion de comparer ce nouveau procédé. Pour le coup, j'ai perdu 2€ inutilement. À aucun moment je n'ai eu le sentiment de faire partie du monde d'Alice comme j'ai pu être happé sur Pandora. Pour moi la 3D veut dire avoir des trucs qui vous foncent dessus. Dans le film de Cameron elle m'avait en ce sens semblé un tantinet trop discrète mais c'était avant Alice qui devient finalement un parfait exemple de ces films qui utilisent ce "gadget" dans le but d'attirer plus de monde en salles. Et aux vues des recettes mondiales, ce tour sans magie marche à merveilles.


Un autre problème majeur avec ce monde crée de toute pièces est que finalement il n'est pas si novateur que ça. On a plus l'impression qu'il recycle (très bien cela dit) différentes choses vues et revues dans d'autres longs métrages tel Narnia (surtout dans la scène de combat final) et autres films d'heroïc fantasy et contes Disney. Sans parler que Avatar est passé par là et à côté, les effets spéciaux d'Alice font pâle figures. Certains avaient alors critiqué la faiblesse du scénario, mais c'est avant que Burton sorte son film avec une histoire franchement pas très reluisante dont on voit dès le début se profiler la fin de l'histoire sans réelle magie.


Mais tout n'est pas bon à jeter : le Chat de Cheshire (Cheshire Cat) est absolument MAGNIFIQUE jusqu'au bout des poils ou de son sourie. Le lièvre de Mars (March Hare) est tordant de folie et encore plus quand le Loir (Dormouse) est dans les barrages, oubliant un peut trop souvent les limites liées à sa taille. Le Lapin blanc (White Rabbit) est lui aussi très beau, surtout dans son petit costume bleu, et attachant.
Du côté des humains, le tour est vite fait : la Reine Blanche (The White Queen) interprétée par Anne Hathaway est vraiment très drôle à partir du moment qu'elle se met en mouvement. Sa façon de marcher voir même gambader de façon "gracieuse" à l'outrance est vraiment hilarante.


On ne peut en dire autant des autres personnages, en particulier Johnny Depp qui ne fait rien de nouveau au soleil avec son interprétation du Chapelier qui ressemble plus à un copycat du rôle éponyme de Charlie à la chocolaterie.

Le problème de ce film est qu'il est été réalisé par Tim Burton himself, ce qui implique une notion d'excellence qui n'est hélas pas atteinte. C'est le problème d'être un génie : les gens attendent de vous la perfection et quand vous chutez de votre trône doré, ça fait mal. Si ce film avait été dirigé par un autre réalisateur, nous aurions probablement criée au génie, seulement voilà ce n'est pas le cas. Reste néanmoins que c'est une jolie histoire que les enfants prendront plaisir à voir. Pour ce qui est des adultes désabusés, il leur en faut un peu plus pour rêver. À bon entendeur Mister Burton.